
Le 30 mai, la salle prévostoise Saint-François-Xavier vibrait au rythme du jazz à influence cubaine en compagnie de Yoel Diaz et de ses musiciens. Présenté par Diffusions Amal’Gamme, ce dernier concert de la programmation a enchanté l’auditoire du début à la fin.
Yoel Diaz est né à Holguin à Cuba et il est un impressionnant pianiste qui œuvre dans le monde de la musique depuis plus de 20 ans. Il est également auteur, compositeur, arrangeur, percussionniste, professeur et directeur musical. Son parcours hors du commun et son expertise professionnelle n’ont d’égal que la passion qu’il a de jouer. Il partage la scène avec Luis Izquierdo à la basse électrique, Diomer Gonzalez aux congas et de Clarence Corbeil à la batterie. En présence de ces excellents instrumentistes, la soirée fut magique. Clarence est le seul Québécois du groupe et actuellement il fait un doctorat en percussions à l’Université de Montréal. Ce grade universitaire est le plus élevé et reconnu internationalement. Yoel a créé ce quatuor en 2017 et seulement Luis en fait encore partie depuis.
Quand les notes dansent…
En guise d’introduction, Yoel nous confirme le plaisir qu’ils ont d’être présents dans cette belle église située à Prévost. Dans un français au savoureux accent espagnol, il nous raconte un peu l’histoire de chacun des titres qui seront interprétés. Le groupe nous offre Tumbao frasea’oune pièce mélodieuse de l’entité cubaine composée par Yoel. Mais avec l’incontournable Quizas, quizas, quizas, la sonorité nous transporte et nous donne envie de faire quelques pas. Avec Son para Piano no.1, le percussionniste Diomer nous épate avec ses congas et l’auditoire bat la mesure suite aux encouragements du chef dirigeant. Les artistes nous emmènent à la pause de manière festive avec Cuban Sunday, qui porte également la signature de M.Diaz.
Le tempo en harmonie
La seconde partie du spectacle se poursuit avec plusieurs autres créations de Yoel dont Florentina qu’il dédie à sa grand-maman qui se prénomme ainsi. Ces partenaires musicaux sont une fierté pour Yoel et c’est pourquoi il nous les présente à quelques reprises. Lors des deux solos de batterie offerts par Clarence, on constate qu’il maîtrise très bien son instrument, tout comme Luis à la basse électrique. En 1929, Miguel Matamoros composa Lágrimas negras et cette œuvre qui signifie Larmes noires, nous emmène vers un boléro, cette danse traditionnelle de l’Espagne. L’histoire raconte que lors d’un voyage à Saint-Domingue, Miguel entend les pleurs d’une femme dans une chambre voisine et il croit qu’elle a perdu un être cher. Mais en fait elle fut délaissée par son mari, qui l’a quitté pour une autre. Grâce à Yoel et à ses arrangements, on peut saisir le sentiment d’abandon au travers des notes riches et puissantes.
Pour terminer en douceur…
L’ensemble nous interprète d’autres mélodies et le charme continue d’opérer tout au long de la soirée. Suite au rappel bien mérité, ils clôturent avec Dos gardenias qui est une œuvre de la pianiste et compositrice cubaine Isolina Carrillo. Cette expression, qui se traduit par Deux gardénias, symbolise l’amour et la relation entre deux personnes. Le choix de cette conclusion représente bien la fusion qui existe entre Yoel et son équipe.
Grâce au savoir-faire de ce quatuor, on a pu faire un voyage aux accords jazzés de Cuba, cet état insulaire des Caraïbes qui est si unique. Avant de quitter les lieux, on pouvait s’imaginer coiffé d’un Panama entrain de lever un verre de rhum à la santé de Yoel et de ses musiciens en leur disant Viva la música!
Pour consulter la nouvelle programmation :diffusionsamalgamme.com
Photo : Bernard Ouellette

