
L’idée vous a peut-être déjà traversé l’esprit. Pour partager une opinion. Raconter une initiative. Parler d’un enjeu du milieu. Mettre en lumière une personne, un projet ou une réalité vécue à Saint-Hippolyte. Mais vous ne l’avez pas fait. Pas nécessairement parce que vous n’aviez rien à dire. Souvent, c’est plutôt parce qu’une petite voix s’est fait entendre : je ne suis pas journaliste… je ne sais pas écrire… ce ne sera pas assez bon… ça n’intéressera personne.
Pourtant, un journal communautaire a justement besoin de ça
Des citoyens et citoyennes qui osent prendre la parole. Derrière ces voix dans notre tête, il n’y a pas forcément un manque d’idées. Nous avons des choses à partager, mais le doute, la peur du jugement et le fameux sentiment d’imposteur finissent par étouffer cet élan. C’est d’ailleurs une pensée qui revient souvent : Qui suis-je, moi, pour écrire?
Quand le doute prend la place
On imagine qu’il faut être écrivain, expert ou parfaitement à l’aise avec les mots pour avoir le droit de prendre la plume. Pourtant, écrire, ce n’est pas une question de titre ou de diplôme. C’est une question de vécu, de regard et de sensibilité. Ce que nous avons traversé, compris ou observé peut résonner chez quelqu’un d’autre. Et personne ne peut le raconter exactement comme nous, avec notre voix et notre manière de voir les choses.
Une autre peur revient souvent : celle de ne pas intéresser
On se demande si ce qu’on écrit sera assez bon, assez utile, assez pertinent. Mais la vraie question n’est pas : « Est-ce que tout le monde va aimer ce que je veux partager? », mais plutôt : « Est-ce que ce que j’ai à dire peut aider, rejoindre ou faire réfléchir quelqu’un? » Un texte n’a pas besoin de parler à tous pour avoir de la valeur. Il suffit qu’il touche une seule personne pour avoir sa place.
Un autre frein : le temps
Bien sûr, les journées sont bien remplies. Mais si plusieurs textes ne voient jamais le jour, ce n’est pas tout à fait par manque de temps, mais parce qu’on attend le moment parfait, le bon contexte et plus de confiance. En réalité, écrire commence souvent de manière beaucoup plus simple : quelques lignes, une idée notée, dix minutes prises ici et là. Ce n’est pas la perfection qui fait naître une parole, c’est le fait d’oser se lancer.
C’est à votre tour de prendre la plume!
Écrire dans Le Sentier, ce n’est pas réservé à ceux et celles qui se considèrent déjà journalistes. Ce qui compte, c’est d’avoir quelque chose de vrai à partager. Une réflexion. Un témoignage. Un regard sur la vie à Saint-Hippolyte. Une voix citoyenne. C’est aussi comme ça qu’un milieu se raconte, se comprend et se rapproche.
Si cet article vous parle et que vous avez envie d’écrire dans Le Sentier, n’hésitez pas à communiquer avec Mélanie Ruel – courriel : melanie@allezose.ca

