Véronic DiCaire en premier plan

L’artiste aux multiples talents sera de retour sur différentes scènes dans quelques semaines. Avec Véronic DiCaire, qui sera à la barre de ce nouveau spectacle, on peut déjà affirmer que ce sera fabuleux. L’humour et les imitations seront toujours présents, mais sa voix sera encore plus mise de l’avant.

Véronic amorcera cette nouvelle tournée d’envergure les 22 et 23 février prochains au Théâtre Gilles-Vigneault. Par la suite elle poursuivra sa route dans plusieurs régions du Québec. La France, la Suisse et la Belgique l’accueilleront à leur tour jusqu’au début de 2027. Afin d’en savoir un peu plus, j’ai eu le plaisir de m’entretenir avec Véronic. Malgré un horaire chargé, c’est avec générosité qu’elle a répondu à mes questions.

M.T. On se souviendra qu’en 2018, tu avais également débuté ta tournée Showgirl Tour au théâtre Gilles-Vigneault. Dis-moi Véronic est-ce voulu?

V.D. Oui et non. Comme j’habite dans les Laurentides, c’est un beau hasard et cela m’arrange beaucoup. Mais aussi pour la disponibilité de la salle et la dernière fois, cela m’a porté chance. J’aime vraiment beaucoup cette salle, elle est bien faite et le public semble se sentir bien.

M.T. Durant ta carrière, tu as prêté ta voix à de très nombreuses personnalités. Dans ce nouveau spectacle, dirais-tu que l’on te redécouvre vocalement?

V.D. En fait, je dirai que j’ai horreur de faire du réchauffé et j’essayais depuis que je fais des imitations d’amener quelque chose de nouveau pour celui qui fut présenté en 2018. C’est comme l’apothéose d’un cheminement et d’accumulations de spectacles qui furent présentés à Vegas, en France et scénographiquement, on avait mis tout ce qu’on pouvait. Pour celui-ci il y aura des imitations, dont certaines que j’avais envie de faire et qui piquaient ma curiosité. Mais oui, je suis plus à la rencontre de ma voix. Ce sera donc une soirée avec V, avec un parcours anecdotique rempli d’histoires et je me fais plaisir.

M.T. Ce qui te permet de te retrouver d’une certaine façon…

V.D. Cela fait 20 ans que je fais des imitationset encore plus d’années que je pratique ce métier. Il y a des chiffres symboliques pour moi qui me font penser à une belle célébration, comme une belle occasion de souligner cela avec ce spectacle. Je pense que le public est prêt aussi.

M.T. Il faut savoir qu’il sera différent de celui présenté en Europe…

V.D. Absolument! Je n’ai pas le choix de faire un show différent pour la France, car les références ne sont pas les mêmes. Par exemple, en 2018 je faisais un numéro sur les années 70 et eux là-bas, ne connaissent pas Jenny Rock ou Nanette Workman. Je suis donc obligée d’adapter mon spectacle. Il y a des chanteuses internationales ou françaises, comme Édith Piaf, etc., qui sont de grands classiques que je peux faire ici, mais tout comme là-bas, il y en a certaines que je ne peux pas faire au Québec.

M.T. Dirais-tu que cette tournée serait ta plus grandiose en termes de villes qui seront visitées?

V.D. Non, ce sera essentiellement comme la précédente, c’est un parcours normal. Avec la Covid je n’ai pas chômé. Je suis retournée plusieurs fois dans certaines villes, comme à Grenoble j’y suis allée deux ou trois fois.

M.T. Avant d’entrer sur la scène, as-tu un rituel ou une façon particulière de te préparer?

V.D. J’aime beaucoup être dans ma loge une heure trente avant, afin de faire mes vocalises, revoir mes textes et me recentrer dans la détente. Lors des tournées les conditions ne sont pas toujours idéales. Il peut y avoir de la fatigue accumulée, un rhume, etc. Les conditions parfaites sont rares, alors de rester tranquille dans ma loge, cela me repositionne avec mon corps et ma voix. Cela me permet d’être mieux et d’être présente pour le public. Aussi, avec les musiciens, on se fait un cercle d’énergie et à go on part (rires)!

M.T. Je présume que tu as une certaine discipline de vie pour tenir le rythme ainsi?

V.D. Quand je suis en représentation, oui. J’ai une routine qui s’installe, je fais du yoga, du cardio et beaucoup de marche. Pour moi c’est ainsi que je tiens le coup, car c’est vraiment athlétique les tournées. Mais sinon, dans la vie de tous les jours, je jardine, j’ai des projets de rénovations.

M.T. Parmi toutes les personnalités que tu imites, laquelle te ressemble le plus?

V.D. (moment de réflexion) Je crois que je suis un peu de tout, de toutes ces chanteuses. D’ailleurs, en intro, j’explique aux gens que j’aime tout faire. Je serais bien embarrassée si je faisais un album, car j’aime les chansons populaires, country, françaises et anglophones. Ce serait très conflictuel et de pouvoir imiter, cela m’arrange (rires). Par exemple j’aime beaucoup Isabelle Boulay, mais je ne m’identifie pas à elle, mais j’adore quand elle se raconte et qu’elle parle de sa Gaspésie. Je la rejoins dans cela, car je viens aussi d’une petite communauté.

M.T. Tu es multidisciplinaire. Est-ce qu’il y a un domaine où tu crois moins bien performer?

V.D. Je suis intimidée par le médium de l’animation. Par exemple cela me demande beaucoup de concentration d’animer une soirée comme Célébration, mais j’aime faire cela. Tout comme dans la comédie musicale Chicago, au niveau de la danse que j’adore faire, cela exige beaucoup de travail.

Une soirée avec V

Comme spectateur lorsqu’on regarde de telles prestations, cela semble facile. Mais c’est justement parce qu’il y a un incroyable investissement personnel. Avec Josée Fortier, sa fidèle complice à la mise en scène et à l’écriture, Véronic nous offrira une expérience hautement spectaculaire où l’émotion n’aura d’égale que son immense talent.

Questions en rafale pour Véronic DiCaire

M.T. Quelle est la chanson que tu aurais aimé composer et pourquoi?

V.D. Pour que tu m’aimes encore de Jean-Jacques Goldman. C’est musicalement très différent et on ne peut déterminer si c’est un refrain ou un couplet, c’est comme une vague d’amour.

M.T. Quel plat te rappelle ton enfance?

V.D. C’est quand ma mère faisait des brochettes de bœuf mariné avec une sauce à l’ail et aussi le bouilli qu’elle fait. Cela me ramène directement à notre maison de campagne quand j’étais enfant.

M.T. Si tu avais un souhait à réaliser?

V.D. J’essaierais d’être le moins égoïste possible. Il faudrait que l’on soit tous en mode bienveillance.

M.T. Qu’est ce qui t’offusque?

V.D. L’injustice, les gens qui ne peuvent pas se défendre.

M.T. Ton auteur préféré ou que lis-tu en ce moment?

V.D. Je crois que celle qui m’a donné le goût de lire, c’est Marie Laberge. J’ai lu sa trilogie et ce fut marquant pour moi.

M.T. Quel artiste t’a inspiré pour faire ce métier?

V.D. Il y en a eu plusieurs, mais entre autres, Madonna avec sa vidéo Material Girl et aussi Nathalie Simard, car quand j’étais jeune, j’aimais beaucoup son univers. Et bien évidemment, Céline Dion.

M.T. Que préfères-tu de ta profession?

V.D. J’aime faire plaisir et m’imaginer que les gens auront peut-être oublié leurs soucis en venant me voir.

M.T. Est-ce que tu songes à faire un album?

V.D. Éventuellement je pourrais faire une chanson ou deux, sans la pression d’un album, car ces formats sont moins populaires.

M.T. Que dirait la petite Véronic à l’artiste internationale que tu es devenue?

V.D. Rappelle-toi que tu voulais beaucoup faire ce métier-là et sois un peu patiente et garde la flamme.

Je remercie Véronic pour le temps accordé. Son ouverture et ses impressions qu’elle partage avec authenticité, nous démontrent une belle sensibilité. D’avoir été à sa rencontre fut un réel privilège!

Pour infos : veronicdicaire.com theatregillesvigneault.com