Noël approche à grands pas. Déjà, depuis novembre, des lumières de Noël nous font de l’œil. Dans les magasins, les décorations, les faux sapins bien garnis, les ornements de tous ordres brillent de toutes les couleurs pour nous faire miroiter les joies des fêtes à venir.

Des défilés de Noël sont organisés dans plusieurs villes et les enfants de tout âge sont plus excités que jamais. Même à la télé, les compagnies de jouets, les épiceries, les magasins nous font de belles images festives et alléchantes. Mon propos ce mois-ci est de vous raconter certains moments heureux ou tristes de Noël passés.

D’abord mon conjoint Daniel

Daniel et son frère Yves, âgés de 10 et 9 ans, sont avec leur mère Marie en ce jour de Noël de 1968. À la campagne, le temps est au beau fixe. Neige dans les rangs, joie dans le cœur. Les deux frères attendent patiemment leur père François, camionneur de longue route. En cette journée spéciale, ils s’attendent à recevoir en cadeau de Noël, une sortie en motoneige promise par leur papa. Au pied de l’arbre de Noël bien décoré, des cadeaux bien emballés sont fins prêts à être ouverts. Mais on attend le papa… Et Marie décide que l’attente est trop dure pour ses petits gars ! Elle les invite à ouvrir leur cadeau ! Fébriles et excités, Daniel et Yves ouvrent leur paquet bien emballé dans une bonne grosse boîte. Et découvre avec un immense cri de joie pour chacun, un casque pour cette sortie en motoneige tant attendue.

Fous de joie tous les deux, ils portent déjà leur casque, se pavanent dans la maison et tous les deux, attendent toujours leur père… qui n’arrive pas ce soir-là ! François au volant de son camion a un contretemps et ne sera pas là au réveillon. Déception vive chez les deux frères. Cette sortie promise ne se fera que quelques jours plus tard ! Mais cela ne les empêche pas, à la fin de la soirée, d’aller se coucher tout penauds, mais avec leur casque sur la tête ! Dans leurs rêves, la motoneige filait à toute allure ! ! ! Un peu comme le traîneau du Père Noël !

À mon tour !

En 1959, j’ai 9 ans. C’est Noël. Un classique chez nous, le 25 décembre ! D’abord, le souper est prêt vers six heures. Nous sommes huit enfants et tout le monde est bien joyeux

autour de la table bien garnie. Nos parents, Bernard et Françoise, sont bienveillants. Moi, après le souper j’irai faire une sieste, car pour la messe de Minuit, je devrai me lever vers 10 heures et me préparer pour partir avec toute la famille. C’est la messe de minuit, belle et solennelle et après, sur le perron de l’Église, tout le monde jase, s’embrasse et se souhaite un joyeux Noël ! Et moi, j’ai trop hâte de revenir à la maison.

La nuit est très avancée, les cadeaux sont sous l’arbre, le repas du réveillon est simple : petits œufs farcis, des céleris fourrés au Cheez Whiz, un pain sandwich préparé maison, une trempette pour les crudités, un aspic aux tomates et un gâteau aux fruits confis des plus classiques. De la boisson pour les plus vieux : un « punch » alcoolisé ! Toute une ambiance dans la maison ! On est bien !

Et ensuite les cadeaux ! ! ! Alors là, quand je découvre le mien, que j’avais demandé au Père Noël avec insistance, je m’éclate de joie. J’ai reçu en ce Noël 59… une jupe droite bleu marine en lainage. Pour moi, c’était le plus beau cadeau jamais reçu ! Une jupe droite… à cette époque, à 9 ans. Porter une jupe droite me donnait la sensation de ne plus être une enfant… j’étais sous les yeux de mes parents une jeune adolescente en devenir ! ! ! Quel souvenir marquant et heureux ! Je l’ai tant portée cette jupe… avec collants assortis et souliers plats ! Jolie jeune fille !

Sutton 1979

En 1979, ma fille Marie Soleil a 8 ans. Nous sommes invités chez ma sœur Francine, son mari Denis et leur fils Benoit, à leur beau chalet de Sutton pour les fêtes de Noël. Il y aura les cousins, les oncles et tantes, les frères et sœurs. René, mon beau-frère et ses vins blancs. Francine qui nous propose une vraie raclette au repas. Plein de boustifailles et tout le monde s’amuse. Le sapin illumine le grand salon et après le souper, Denis invite les enfants à faire un tour de luge tirés par son Ski-Doo sur les sentiers près du chalet. Les enfants, tout excités par cette activité très hivernale, sont assis sur la luge et hop… ça part !

La vitesse du Ski-Doo les font basculer et chaque fois, ils doivent courir derrière pour rattraper la luge… les rires fusent et Marie Soleil s’esclaffe chaque fois et n’en peut plus de rire autant. Denis comprend vite ce manège et lui aussi s’amuse à les faire basculer de plus en plus, en prenant les courbes plus serrées. Course folle et rires tonitruants d’enfants émerveillés durant cette nuit de Noël sur les beaux sentiers enneigés de cette belle campagne de l’Estrie. Marie Soleil n’a pas oublié. C’est bien gravé dans sa mémoire… comme dirait Beau Dommage !

Retour au chalet

Après cette sortie très appréciée, le retour au chalet se fait dans la bonne humeur. Les enfants retrouvent la chaleur du feu de foyer qui crépite et on continue de manger et boire. René, le beau-frère parfait, qui s’avère un bon invité, est tout heureux de proposer ses vins blancs ! Alors surprise ! René, en arrivant au chalet, avait placé ses vins blancs au congélateur pour les refroidir plus vite, mais dans la foulée, il a oublié de les ressortir… Les vins ont tous gelé. Éclats de rire de toute la tablée. Ma fille s’en souvient encore ! Et ce week-end de Noël passé en famille demeure un souvenir heureux pour une petite fille de 8 ans !

En ce mois de décembre, je vous souhaite un Noël lumineux, chaleureux, entourés de vos familles, amis et proches. Et si vous avez des enfants ou petits-enfants, créez pour eux de merveilleux souvenirs ! Ils vous en seront infiniment reconnaissants.

JOYEUX NOËL ! ! !