
Comme à tous les débuts de mois, le journal Le Sentier est imprimé à Montréal et livré le lendemain au bureau de poste central situé sur la place Curé-Labelle à Saint-Jérôme. En juillet 2026, le journal a été livré le 2 juillet à l’endroit habituel. La livraison du Sentier aux résidents était prévue pour le lundi 6 juillet…
Or, le dimanche 5 juillet, un incendie est survenu au bureau de poste central et ce brasier a nécessité la venue d’une compagnie qui intervient en cas de sinistres. La fumée a envahi l’espace à l’intérieur du bâtiment. Même si le feu a été maîtrisé rapidement, la succursale a été fermée pendant plus de deux semaines et la livraison du courrier dans nos boîtes postales a été interrompue pour ensuite
reprendre au compte-gouttes. Saint-Hippolyte n’est pas la seule municipalité qui dépend du bureau central. Le courrier de plus de 20 villes transige par ce bureau de poste.
Liette Lussier
Notre trésorière, Liette Lussier, qui s’occupe aussi du lien avec Postes Canada, a tenté d’obtenir des renseignements de la part de facteurs ou de commis à l’emploi de ce service, mais l’information n’était pas claire ni décisive. Puis, nous avons su vers la fin du mois de juillet, que Le Sentier de juillet ne serait pas livré, puisqu’il avait subi les affres de la fumée et qu’il a dû être jeté, puisque le papier était contaminé.
Dédommagements attendus
Le Sentier existe depuis 43 ans. Jamais un événement de la sorte n’avait empêché la livraison de notre mensuel. Liette avait aussi écrit une lettre qu’elle a fait parvenir par courriel à un des responsables du bureau central. Il faut dire qu’une postière a accepté de s’informer pour nous. Cette personne a pu répondre à certaines interrogations qui nous taraudaient depuis le début du sinistre. Quand nous avons su que Postes Canada avait émis un chèque à notre attention, afin de payer les frais de livraison dans les boîtes postales, nous étions quelque peu soulagés.
Il restait à obtenir le remboursement pour l’impression et, pour ce faire, Liette avait documenté l’heure exacte de la livraison des 6 141 journaux le 2 juillet à Saint-Jérôme. Un soir, au début du mois d’août, Liette m’appelle. Elle était émue, mais combien libérée d’un poids sur ses épaules ! Elle m’annonce que Postes Canada va payer le montant total de l’impression du journal de juillet, montant qui dépassait 3 000 $ !
Petit brasier, mais grand bouleversement
En ce mois où la région de l’Okanagan brûle et que plusieurs personnes ont dû quitter leur foyer, le sinistre du 5 juillet n’a jamais eu cette ampleur, voire il a même passé inaperçu pour le simple passant. Je veux lever mon chapeau à ma collègue Liette Lussier, qui a passé des heures à tenter de trouver des réponses pendant ce mois infernal. Elle a du cœur au ventre notre Liette et nous sommes également choyés de pouvoir compter sur elle comme représentante publicitaire.
En souhaitant qu’un tel événement ne se reproduise jamais plus.

