Votre cerveau contrôle tout dans la vie; c’est grâce à ce bel organe qu’on est capable d’escalader une montagne, de jouer du piano, ainsi que des fonctions simples, comme respirer. Un accident vasculaire cérébral (AVC) signifie un blocage d’une ou plusieurs artères importantes dans le cerveau à cause d’un caillot (tout comme une crise cardiaque, mais au cerveau).
Qu’est-ce qui cause un AVC?
L’hypertension insuffisamment traitée à travers le temps amène des microdéchirures dans les parois des artères, favorisant le développement de dépôts de cholestérol et des plaquettes (surtout si votre cholestérol est élevé). Éventuellement, un morceau de ce dépôt peut s’arracher du vaisseau, monter jusqu’au cerveau et provoquer un AVC. Des problèmes cardiaques, comme un infarctus ou de la fibrillation auriculaire qui affectent les contractions des parois, peuvent mener à un ralentissement de la circulation du sang dans les chambres cardiaques. Ceci favorise le développement de caillots qui peuvent être délogés du cœur et envoyés au cerveau menant à un blocage.
Quels sont les symptômes d’un AVC?
La fondation Cœur + AVC suggère d’utiliser l’acronyme « VITE » pour vous aider de vous rappeler les signes d’un AVC : « Visage affaissé, Incapacité de lever les deux bras normalement, Trouble de la parole, Extrême urgence ». Les symptômes varient en fonction des vaisseaux concernés, mais un AVC peut aussi occasionner les symptômes suivants : une sensation d’engourdissement d’un seul côté du corps, de l’étourdissement ou une perte d’équilibre, des maux de tête ou des troubles de la vision. Si vous commencez à avoir des symptômes et vous êtes incertain si c’est un AVC, il est mieux d’appeler le 9-1-1 par prudence.
Comment est-ce qu’on traite un AVC?
Le traitement dépend de la sorte d’AVC que vous faites et depuis combien de temps vous avez des symptômes (plusieurs traitements doivent être administrés à l’intérieur d’un certain délai). D’habitude, à l’hôpital, la première étape est de confirmer que vous aviez fait un AVC avec une tomodensitométrie (aussi appelée CT-scan) ou une résonance magnétique cérébrale. En général, il y a deux types d’AVC : ischémique et hémorragique. Un AVC ischémique est plus commun et se manifeste par un blocage, qui est parfois traitable avec une procédure pour enlever le caillot ou des médicaments pour le dissoudre. Cependant, un AVC hémorragique signifie la rupture d’un ou de plusieurs vaisseaux. Dans ce cas, contrairement à une crise cardiaque, on ne doit pas prendre de l’aspirine en attendant les résultats, car ce médicament qui éclaircit le sang pourrait empirer un AVC hémorragique. Un AVC hémorragique se traite soit par observation médicale ou par une chirurgie.
À la suite d’un AVC, la personne restera avec des séquelles correspondantes aux territoires atteints. Un fait intéressant c’est que notre cerveau contrôle le côté controlatéral de notre corps (c.-à-d. le côté opposé). Par conséquent, un AVC à l’hémisphère droit mènera des symptômes du côté gauche du corps. Les régions touchées peuvent être travaillées en physiothérapie ou en ergothérapie, en milieu interne ou externe, selon la gravité de l’AVC et la présence d’autres besoins médicaux. Les trois premiers mois après l’AVC sont les plus critiques pour tirer les plus grands bénéfices de ces thérapies.
Comment éviter de faire un AVC?
La gestion de la pression artérielle, du cholestérol et des problèmes cardiaques sont primordiaux dans la prévention d’un AVC. L’exercice, la gestion du stress et la prise des médicaments appropriés sont toutes des façons pour mitiger ces facteurs de risque afin de protéger votre cerveau.


