Retour sur le Pic Nic humoristique

Le 15 août, le 2e événement du Pic Nic nous conviait à venir rire en compagnie de cinq humoristes, dont un était un invité mystère. La scène du centre de plein air Roger-Cabana servait de tremplin à ces artisans venus nous divertir. Près de 500 visiteurs étaient présents à ce rendez-vous où la légèreté et la dérision étaient mises de l’avant.

 

Pour ce 2e volet du Pic Nic

Notre maire Yves Dagenais, accompagné de ses conseillers, nous assure qu’avec ce spectacle on s’amusera. « Je veux qu’on se bidonne, qu’on ait du fun. On change la donne et on fait quelque chose de spécial à Saint-Hippolyte. Tout le monde, riez en masse, c’est ce que je veux! » C’est en partenariat avec la compagnie de production Ha! Prod. que la municipalité a pu offrir cette représentation. Adrien Lessard, un habitué de la formule du stand-up, a animé ce premier segment d’humour et ses interventions entre chacune des prestations ont su pimenter ce Pic Nic.

 

Dès 19 h, on a pu entendre…

Lauriane Lalonde est la première à venir se raconter. Elle nous parle entre autres de son chum qui l’a laissé tomber, de ses parents qui n’ont pas la même vision qu’elle. Elle a beaucoup de choses à dire sur ce qui se passe aujourd’hui qu’elle compare avec certains faits d’il y a quelques années. Son dialogue nous ramène vers des tranches de vie qu’elle parsème de rires, comme pour se convaincre elle-même qu’elle a sûrement raison.

 

Au tour de Francis Legendre de nous faire rire. « J’ai 32 ans, j’ai fait 7 ans de cégep, j’ai pas de DEC… j’ai pris des risques ». Avec ses anecdotes tirées de faits vécus, il nous parle notamment de sa grand-mère et des difficultés dues à la crise du logement. Il s’est trouvé un appartement dans l’arrondissement Hochelaga à Montréal. Il raconte y avoir trouvé des souris et lorsqu’il a texté son propriétaire pour lui en faire part, ce dernier a rétorqué « les animaux sont interdits ». Son humour bien décapant a fait rigoler les spectateurs.

 

La personnalité mystère…

C’est nul autre que Daniel Grenier avec ses 35 ans de métier et son incontournable valise. De cette mallette il extrait des images, par exemple, il nous montre l’image d’un chat pas si joli sur le bord d’un lac devant une maison de campagne pour illustrer un chalet (chat laid). Ou bien il vapote avec des lunettes, ce qui donne des lunettes fumées. Daniel continue dans cet élan, joue de la guitare et nous confie « j’ai plein de jokes qui ne servent à rien ». Il nous offre un extrait de son prochain one man show en rodage intitulé Cœur d’enfant.

 

Le tout se poursuit avec Marko Métivier qui est humoriste depuis 15 ans. Il nous parle de sa progéniture et du rapport parents-enfants d’aujourd’hui. Il raconte certains faits issus de sa relation avec son père et des aléas de la vie. Sa perception des choses et celle de son paternel nous font réaliser que ce n’est pas bien différent pour plusieurs d’entre nous. Il nous caricature, gestes à l’appui, un moment père /fils lors d’une mémorable partie de golf.

 

C’est Charles Pellerin qui a fait la page couverture de la revue Le Reflet qui vient clore la soirée. C’est en 2016 qu’il fut diplômé de l’École nationale de l’humour et son approche nous sensibilise à voir le bon côté des choses. Charles est atteint de l’alopécie et il n’a plus de cheveux ni de sourcils. Il réussit à nous toucher avec ses mots d’esprit qui ne sont nullement cyniques. Il nous dit « les gens pensent que j’ai le cancer, je leur réponds que non, mais j’en ai le look ». Le personnage est attachant, voire même parfois déroutant, mais il sait capter l’attention de l’auditoire.

 

 

Afin de le connaître un peu plus, l’humoriste Daniel Grenier a gentiment répondu à mes questions

Manon Tawel

 

M.T. Daniel, racontez-moi les débuts de votre carrière.

D.G. J’ai débuté avec mon groupe d’humour les Chick’n Swell à Victoriaville, la ville dont je suis natif. Nous avions monté un spectacle dans le but d’amasser des fonds pour nous payer une limousine pour notre bal des finissants. C’était en 1990 et depuis ce jour je n’ai pas arrêté.

M.T. D’où vient votre inspiration et de quelle façon vous construisez vos segments?

D.G. La vie m’inspire et j’aime me creuser la tête pour trouver des idées absurdes. J’aime particulièrement travailler avec des images et des objets inusités et aussi écrire des chansons drôles. Je vais dans les marchés aux puces chercher des blagues, je crois bien être le seul qui fait cela.

M.T. Vous êtes en rodage pour votre troisième spectacle solo avec Cœur d’enfant. Peut-on dire que vous faites de l’humour absurde?

D.G. Oui, on peut dire que je fais de l’humour absurde… que (presque) tout le monde comprend! (rires)

M.T. Racontez-moi un moment loufoque

D.G. J’ai déjà fait fouiller mes valises de spectacle remplies de jouets aux douanes et ce fut très gênant.

M.T. Qu’est-ce qui vous fait rire dans la vie?

D.G. J’avais un chat qui me faisait rire chaque jour et j’espère avoir un autre chat aussi drôle.

M.T. Suite à votre visite dans notre ville quelles sont vos impressions?

D.G. Je remercie les gens de Saint-Hippolyte pour l’accueil et bravo pour vos installations. C’était vraiment plaisant et le public était très gentil.

Je remercie Daniel pour cette rencontre fort sympathique. Fidèle à lui-même, il sillonnera la province avec sa valise remplie de surprises avec son Cœur d’enfant en rodage et ses 35 ans d’expérience en humour.

Pour infos : danielgrenier.ca ou sur sa page Facebook

 

Le 5 septembre prochain

C’est Stephan McNicoll & GCR qui viendra clôturer l’édition 2025 de ce Pic Nic en Musique, avec du rock à son meilleur!

Pour infos on visite : saint-hippolyte.ca

Photo : Magali Eysseric