Première pandémie et les 99 mots en « p »

Pendant la pandémie, plusieurs parmi nous ont pris leur mal en patience et ont mis en place des pratiques pour contrer les effets pernicieux de la COVID-19. La population a été prudente, pantoise et même perplexe tout en tentant de vivre de façon normale, sans céder à la panique, dans la perspective d’être confinée pendant une période plus ou moins prolongée.

 

Une certaine tension était palpable, polarisant notre attention et engendrait des perturbations, car nous étions tous placés dans une situation pointilleuse, mais en général, les Québécois demeuraient pragmatiques et pacifiques devenant même un peu pantouflards. Aller à l’épicerie durant cette période, après une longue planification nous faisait patauger dans un univers inconnu et partager plusieurs sortes de sentiments, tout en nous donnant des papillons dans l’estomac. Bien que nous espérions que cette période soit passagère, nous parvenions quand même à accomplir nos tâches purement essentielles et pressantes, pleinement conscients de son caractère particulier.

 

Une bonne partie du public percevait les problèmes perfides particuliers à la pandémie, mais affrontait cette pression parcimonieuse avec philosophie en se penchant sur les mesures palliatives présentes. Des prescriptions sanitaires ont été proposées pour réduire le potentiel maléfique de la propagation, mais des effets péjoratifs ont frappé de plein fouet les aspects économiques et humains de nos sociétés partiellement paralysées. Aucun signe précurseur ou prédéterminé n’a été noté précédemment avant que l’on plonge dans l’incertitude.

 

Le personnel hospitalier et les préposés dans les résidences des personnes âgées ont tout fait ce qui était humainement possible en effectuant leurs tâches de façon parfaite, même s’ils étaient placés dans une situation inespérée ou même dans une certaine pagaille, pour bien prendre soin des pensionnaires et des patients. Ils se sont donné beaucoup de peine pour offrir des services de qualité ont et pris des précautions afin d’isoler les porteurs. Plusieurs scientifiques se sont penchés précipitamment et prestement, sans se laisser prier, et se sont pressés de tenter de trouver, par leurs recherches persistantes, des moyens pour parer le plus rapidement possible à la propagation de la maladie.

 

Oui, nous avons versé beaucoup de pleurs et partagé la peine immense d’une portion de la société qui a été directement et durement impliquée par la maladie et a fait face à des pertes humaines irremplaçables. Toutefois, nous avons malgré tout tenu tête à ce fléau en étant solidaires tout en privilégiant la patience.

Auteur de l'article