Poules urbaines à Saint-Hippolyte


 

Jessica Leclair, auteure de ce texte, en compagnie de Capitaine America.

Vous avez peut-être lu les articles concernant la pénurie de poules pondeuses au Québec, associée principalement à la pandémie de Coronavirus et au confinement qui en découle. C’est dans la cadre d’un appel à tous que Jessica Leclair, résidente de Saint-Hippolyte, nous a gentiment fait parvenir ce texte et les quelques photos qui l’accompagnent. Comme vous le verrez, avoir des poules à la maison, ce n’est pas si compliqué, mais il est préférable d’être bien préparé pour recevoir vos futures pensionnaires!

 

On a débuté notre aventure avec nos poules, car mon père voulait des œufs frais et amuser les enfants. Ça fait déjà quelques années. Il avait alors acheté trois poules rousses, tout le nécessaire et il était venu nous porter tout ça à la maison. Les premiers jours, on les sortait hors de leur enclos, mais les filles (Poupoule, Poulette et Lynda) se juchaient haut dans les arbres quand on voulait les faire rentrer. Impossible de les attraper. On devait attendre à la brunante pour qu’elles rentrent d’elles-mêmes. Comme on ne savait pas trop quoi en faire pour la période hivernale, on a trouvé une petite ferme familiale qui a accepté de les garder.

Mes enfants, Nathan et Olivia, lors de l’arrivée de Moustache, il y a déjà quelques années. La poule se laissait promener en poussette.

L’année suivante, on était beaucoup mieux renseignés. On a alors accueilli Moustache (de race ameraucana) et deux autres poules. Moustache, c’était comme un chien. Elle suivait les enfants partout. Elle avait été élevée par une dame, dans sa maison. De fil en aiguille, certaines poules nous ont quittées, soit de mort naturelle ou à cause de prédateurs. Certains prédateurs passent à travers les trous des broches à poules : alors on a solidifié le poulailler!

 

Jean-François, mon conjoint, avec les enfants et Raiponce, ce printemps.

 

 

 

 

On s’est alors mis à élever des poussins. Les enfants adorent cela. Ce n’est pas si compliqué. Une boîte de type Rubbermaid®, une lampe chauffante et hop! Les poussins grossissent. Au début, ils sont tout petits et font des millions de petites crottes. En peu de temps, ils deviennent énormes (ainsi que leurs fientes!). On a eu quelques surprises, surtout quand notre belle poulette s’est avérée être un coq. Oups! On s’en rend compte généralement quand il a environ trois mois et qu’il essaie de chanter. Au début, ça n’a rien de mélodieux. On dirait presque qu’il s’étouffe.

 

Depuis deux ans, nous avons Belle et Raiponce, que nous avons accueillies alors qu’elles n’avaient qu’un jour de vie. Et on a récupéré Capitaine America et Hoho (décédée) de gens qui ne savaient pas comment s’en occuper l’hiver. On a agrandi le poulailler ce printemps. Les enfants adorent leurs poules et sont toujours aussi heureux d’aller chercher leurs cocos le matin. Prochaine étape, nous aimerions faire couver des œufs fécondés. On peut dire qu’on a eu la piqûre des poules!

Je vous présente mes poules : la noire, c’est Belle. C’est une Ameraucana. Cette race a la particularité de pondre des oeufs bleus ! La brune, c’est Raiponce, une Orpington Buff et ses oeufs sont d’un brun très pâle, presque beiges. La blanche, c’est Capitaine America, une Chantecler. Ses oeufs sont exactement comme ceux qu’on retrouve à l’épicerie

 

Jessica Leclair