
La douleur est inévitable dans la vie, mais elle remplit une fonction importante en nous signalant une blessure pour que nous puissions nous protéger et guérir. Cependant, si la douleur persiste au-delà de la période de guérison, elle est anormale. Parfois, après une blessure, notre système nerveux continue d’envoyer des signaux de douleur alors que la blessure initiale est déjà guérie. La douleur chronique, qui dure plus de trois mois, est un phénomène complexe nécessitant une approche multidimensionnelle pour améliorer la qualité de vie des personnes concernées.
La prise en charge médicale
Il y a plusieurs classes de médicaments pour gérer la douleur. L’acétaminophène (Tylenol) est utilisé, de même que les anti-inflammatoires (comme l’ibuprofène [Advil], le Naproxen) et les opiacés (comme la morphine ou l’hydromorphone).On y retrouve également des antidépresseurs, tels la duloxétine, et des antiépileptiques, comme la prégabaline, qui sont souvent utilisés dans le traitement de la douleur neuropathique (douleur aux nerfs).Selon la gravité et la nature de votre douleur, les médecins utilisent souvent une combinaison de ces médicaments pour soulager les symptômes et bénéficier de leurs effets secondaires, par exemple donner un médicament qui cause la somnolence au coucher pour aider avec l’insomnie. Il est important de traiter suffisamment la douleur dans sa phase aigüe (par exemple après une chirurgie) car, si elle est sous-traitée, elle devient un facteur de risque pour le développement de la douleur chronique. Pour toute question ou préoccupation concernant les médicaments antidouleur, consultez un médecin ou un pharmacien.
Modification des habitudes de vie
Votre alimentation, votre énergie et votre niveau d’activité influencent votre douleur. Une alimentation équilibrée optimise l’énergie et évite les carences, comme en vitamine B12 (présente dans les produits d’origine animale), qui peuvent aggraver la douleur chronique. Choisissez des sports adaptés à votre niveau d’énergie et à votre tolérance à la douleur pour mieux la gérer. L’exercice réduit également le risque de blessures en renforçant les muscles et en améliorant l’équilibre. L’activité physique peut soulager la douleur grâce à la distraction et à l’augmentation des endorphines, des neurotransmetteurs naturels avec des propriétés analgésiques.
La gestion mentale
La prise en charge psychologique de la douleur est cruciale, mais souvent négligée. Il est important de préciser que je ne dis pas que « tout est dans votre tête », mais que vous pouvez moduler l’intensité de la douleur en réduisant votre souffrance psychologique globale. Il est essentiel d’aborder ce sujet dès le début, pour apporter du soutien et définir des attentes réalistes. La douleur chronique peut causer une profonde détresse psychologique et un deuil pour la vie d’avant. La thérapie cognitivo-comportementale et l’appartenance à une communauté de soutien peuvent aider à atténuer la détresse psychologique et donc réduire l’amplitude de la douleur.
Si vous ou l’un de vos proches souffre de douleurs chroniques, sachez qu’il y a de l’espoir et que vous n’êtes pas seul(e). Bien que difficile à éliminer complètement, l’objectif est de la rendre la plus supportable possible pour profiter au maximum de la vie. Pour plus de conseils, consultez les ressources ci-dessous, y compris la boîte à outils de Santé Québec Laurentides. Parlez aussi avec votre médecin de la possibilité d’être orienté(e) vers le Programme interdisciplinaire en gestion de la douleur dans les Laurentides.
chumontreal.qc.ca/sites/default/files/2020-07/505-1-vivre-avec-une-douleur-chronique.pdf
santelaurentides.gouv.qc.ca/en/care-and-services/clinique-de-la-douleur/#c63039

