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Marc Schryburt : le coach derrière les étoiles

Les derniers mois ont été marqués par une forte actualité sportive : 25e édition des Jeux olympiques Milano-Cortina, 14e édition des Jeux paralympiques Milano-Cortina et 60e édition des Jeux du Québec d’hiver à Blainville. Derrière ces athlètes qui expriment leur passion et leurs heures de travail pour atteindre les objectifs de performance, se trouve un microcosme au sein duquel gravitent les parents, les bénévoles, les professionnels de la santé et de la nutrition, les entraîneurs, les coachs, entre autres. Nous vous invitons à rencontrer Marc Schryburt, Hippolytois d’adoption, directeur Haute Performance Équipe nationale olympique en patinage de vitesse courte piste.

Sportif dans l’âme

Dès son plus jeune âge, Marc Schryburt s’adonne à plusieurs sports; en hiver : hockey, ski alpin et ski de fond. Pendant la période estivale, il pratiquait tout ce qui était disponible à côté de chez lui : sports collectifs, dont le baseball, mais également le tennis, le vélo, l’hébertisme en montagne, entre autres. Il faut dire que son terrain de jeu était vaste dans la région de Rigaud. Très engagé et faisant partie des grands sportifs de l’école au primaire ainsi qu’au secondaire, il a occupé la fonction de président du conseil des élèves.

Vivant par le sport, le jeune Marc est inspiré par les professionnels en éducation physique. Du haut de ses 13 ans, il commence à entraîner les plus jeunes. Parallèlement, son parcours académique révèle une forte prédisposition en mathématiques. Ses parents voient d’un bon œil une orientation plus traditionnelle en sciences pures au CÉGEP, tout en lui donnant la possibilité de garder les horizons ouverts. Il embarque dans cette voie. Habile également en physique et chimie, il poursuit le parcours en entamant un baccalauréat en ingénierie à Polytechnique Montréal. Deux ans plus tard, la passion du sport étant plus forte que tout, il fait un changement radical. Il abandonne le projet de carrière d’ingénieur pour embrasser celui d’éducateur sportif et s’inscrit à l’Université de Montréal au Baccalauréat en activité physique, qu’il réussit.

Influencer la vie active d’autrui et le système sportif

Marc Schryburt entre sur le marché du travail en décrochant son premier emploi en tant qu’enseignant de mathématiques au Collège Bourget à Rigaud, qu’il occupe pendant cinq ans. En soirée, mais également les fins de semaine, il entraîne les équipes de hockey, de football, l’équipe féminine de ballon sur glace. Certaines années, il pouvait entraîner des athlètes dans quatre ou cinq sports différents. Pris dans cette frénésie, Marc Schryburt réalise que la formation et le perfectionnement sont des cordes supplémentaires à ajouter à son arc. Ainsi, en parallèle de sa vie professionnelle, il entreprend le long cheminement du Programme national de certification des entraîneurs et détient, depuis 2008, le niveau 4.

Un beau matin, la corporation SPORTSQUÉBEC cogne à sa porte avec le vœu de l’engager en tant que formateur. « C’est là que tout a commencé. En étant actif moi-même dans ma vie, je m’occupe de ma santé et de ma condition physique. Quand j’entraîne, j’ai la chance d’avoir un impact et d’influencer la santé ainsi que la condition physique des autres. Lorsque je suis devenu formateur, c’est comme si j’avais la chance d’influencer le système sportif. C’est ce qui a un peu déterminé l’orientation de ma carrière par la suite, me lancer dans la formation d’entraîneur », analyse Marc Schryburt, qui a passé 50 % de sa carrière dans l’éducation en tant qu’enseignant et deux fois directeur d’école et l’autre 50 % dans la gestion des sports à titre de directeur général des opérations et directeur des programmes internationaux à l’Association canadienne des entraîneurs ou encore en tant de vice-président de l’Institut national du Sport, pour ne citer que quelques-unes de ses fonctions.

La performance au-delà du résultat

Depuis 2020, Marc Schryburt est engagé dans le sport olympique. Il vit ses premiers jeux à Pékin avec l’équipe canadienne de patinage courte piste, qui remporte de multiples médailles dans un contexte de gestion de la COVID. En 2026, de retour de Milano-Cortina, il affirme qu’il a vécu une première vraie belle expérience des Jeux olympiques avec la fierté d’avoir amené l’ensemble de son groupe dans une cohésion d’équipe, chacun fier de sa performance.

C’est ce que je retiens le plus de mon expérience

« Il y a une différence entre la performance et le résultat. Je peux terminer cinquième dans une épreuve, mais c’est la meilleure performance que j’ai donnée. Le résultat n’est peut-être pas celui qui a été escompté par d’autres, mais moi, ma performance, j’en suis fier. Dans un contexte de cohésion d’équipe, de sport, j’ai été témoin de choses extraordinaires entre les athlètes et envers le personnel de support. Dans des moments difficiles pour certains, tous les autres étaient autour pour se soutenir. On finissait la soirée ensemble. C’est ce que je retiens le plus de mon expérience », nous confie Marc Schryburt, qui s’engage pour un autre cycle olympique, celui de 2030 dans les Alpes françaises.

Saint-Hippolyte, la concrétisation d’un objectif

Il y a environ dix ans, Marc Schryburt caresse le désir d’avoir sa propriété sur le bord d’un lac. Un projet de retraite ou de semi-retraite. Autour de la pandémie, le temps s’arrête. Aux côtés de sa conjointe, il entame des recherches en Estrie ainsi que dans les Laurentides en visant des lacs plus en santé que d’autres. La folie des surenchères immobilières aura eu raison d’eux. Le projet reste sur la glace jusqu’en 2024, jusqu’au jour où deux options s’offrent : Sainte-Anne-des-Lacs et Saint-Hippolyte. Après avoir fait le tour, s’être imprégné, le choix s’arrête au lac Connelly, sans aucun regret, bien au contraire! « Moi qui ai grandi dans les banlieues ou dans la grande ville, je dois dire que je n’ai jamais vécu ça : l’esprit communautaire! Dans les toutes premières semaines, les voisins sont venus à nous pour offrir de l’aide ou encore pour partager les informations que tout bon riverain doit connaître. C’est l’esprit qu’on retrouverait en régions éloignées en étant à 45-50 minutes de Montréal », nous confie-t-il. Après un été vécu à plein temps, libéré des déplacements qu’exigent son métier, Marc Schryburt apprécie l’environnement qu’offre Saint-Hippolyte : le lac, bien sûr, mais également, le confort des infrastructures existantes qu’il estime essentiel pour que les familles et les jeunes apprécient de passer du temps ensemble, y développent des habiletés et un sentiment d’appartenance.

À quatre ans de sa retraite, Marc Schryburt envisage ses futures années, impliqué dans la communauté. « On a toujours besoin de bras et de bénévoles supplémentaires », lâche-t-il. Animé par la passion de rassembler le monde autour du mouvement, il souhaite offrir du temps en mettant à contribution ses forces.

Avis aux intéressés, l’appel est lancé! De plus, sachez qu’il est un musicien chevronné!

Photos courtoisie