En observant plusieurs caractéristiques de notre environnement actuel, on remarque qu’un mot prend de plus en plus une place importante dans nos interactions : limite.

En imposant des limites, on s’efforce de bien définir et mettre en application des normes pour bien régir les comportements ou les idées. Il va de soi que le comportement humain dans une société libre peut faire, quelquefois, l’objet d’actions extrêmes. Par conséquent, dans tous les domaines de société, on se doit de légiférer, imposer des limites, encadrer par des règlements, signaler des contraintes, mettre en place des codes dans lesquelles on se doit d’évoluer sainement. Toutefois, dans tous les cas, lorsque des limites sont jugées importantes, elles doivent être décrites de façon très claire : respecter le cadre dans lequel elles font l’objet et surtout permettre d’atteindre des attentes réalistes.

Toujours est-il que certaines de ces balises sont nécessaires ou même essentielles : comme imposer des limites de vitesse sur les routes, s’entendre sur une limite de consommation d’alcool avant de prendre le volant, respecter le Code civil ou la charte canadienne des droits et libertés. Il y a aussi des zones à ne pas franchir, car il pourrait surgir beaucoup plus d’inconvénients, de problèmes et d’ennuis à toujours pousser la limite. « Une fois qu’on a passé les bornes, il n’y a plus de limites », a très bien éno Alphonse Allais.

D’autres limitations sont là pour nous rappeler qu’il devrait exister un certain seuil de tolérance au-delà duquel des tracas pourraient nous propulser dans un environnement très difficile à contrôler. Il faut à un moment donné se garder une certaine gêne Pensons aux limites données sur les cartes de crédit qui restreignent nos pulsions d’achat, celles imposées par le temps qui fuit, par les quotas de pêche, par la date butoir des impôts, par le port du casque à vélo et on pourrait dire, jusqu’à un certain point, la liberté d’expression.

Dans d’autres cas, par exemple, dans le sport, « le plus important est de pouvoir repousser ses propres limites », nous a dit Jacques Villeneuve. On voit à plusieurs occasions des records en athlétisme ou sport collectifs comme le football, le hockey où le surpassement de soi est considéré de façon positive. Force est d’admettre qu’il existe des situations ou des domaines comme la recherche scientifique, qui permettent, hor des chemins battus, de faire des découvertes plus qu’intéressantes. Michelle Obama a déclaré que « la seule limite à la hauteur de vos réalisations est la portée de vos rêves et votre volonté de travailler dur pour les réaliser ».

Par conséquent, l’établissement des limites est un mal nécessaire, car il assure que le bien est toujours le but ultime. « Soyons respectueux devant le possible dont nul ne sait la limite », a déclaré Victor Hugo. Dans toute situation, la tolérance, la modération et le juste milieu demeurent donc des valeurs sures.

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