
Les premières abeilles sont probablement apparues en même temps que les premières fleurs, c’est-à-dire il y a plus de 100 millions d’années. Les études génétiques suggèrent qu’elles proviennent de guêpes et que cette mutation serait due au changement du comportement alimentaire. Au moins 20 000 espèces d’abeilles sont répertoriées sur la planète.

L’espèce la plus connue est celle qu’on élève dans des ruches pour la pollinisation du tiers des aliments consommés par l’humain et la production de miel. La majorité des espèces se nourrit du nectar des fleurs et ne produit pas de miel. Les abeilles peuvent être classées selon leur mode de vie : domestiques ou sauvages, solitaires ou sociales. 90 % des espèces sont solitaires. Des apiculteurs offrent des services de pollinisation aux producteurs horticoles et des ruches de bourdons sont utilisées dans les serres pour assurer une pollinisation efficace.
Les ruches naturelles, traditionnelles et modernes

Résidences des abeilles, les ruches naturelles sont celles où les abeilles sauvages s’installent. Généralement dans diverses anfractuosités situées en hauteur, tronc creux, falaises ou au sol dans un coquillage ou sous terre. Les ruches traditionnelles apportent une enveloppe à la colonie. Il n’y a pas de structure à l’intérieur. Les abeilles remplissent leur ruche de miel, déposé dans des alvéoles de cire. Trop souvent, la récolte du miel détruisait ces ruches fabriquées. Aux 19e et 20e siècles, une approche scientifique de l’apiculture a conduit à la mise au point des ruches modernes. Ces ruches adoptent des cadres amovibles, qui offrent la possibilité d’intervenir sans endommager. Aujourd’hui, des produits de synthèse remplacent le bois. Il existe aussi des « hôtels » pour les abeilles solitaires.
Le miel

Les abeilles butineuses sont chargées de l’approvisionnement de la ruche. Par une réaction chimique et un processus de digestion complexe, le nectar aspiré par l’abeille permet la création de miel, également de cire, de propolis, de venin et de gelée royale. Selon la nature de la plante butinée, la palette va des miels doux et clairs aux miels corsés et ambrés. Un processus de cristallisation dirigée permet d’obtenir des textures crémeuses. Les éleveurs d’abeilles sont des apiculteurs et les connaisseurs du miel sont des sommeliers. À l’aide des produits issus de la ruche, on fabrique en autres : des cosmétiques, des produits de santé, des chandelles, des confiseries et des alcools, dont l’hydromel.
Miels frauduleux
La Chine est le plus gros producteur/exportateur de miel. Son miel est importé, puis réexporté comme produit local, résultant qu’un tiers des miels sur le marché serait trompeur sur leur provenance. D’autres miels d’Asie seraient concernés par une fraude : dilués pour en diminuer le prix et en augmenter la quantité. Des miels synthétiques seraient même importés de Chine et de Turquie. D’où l’avantage d’acheter un produit certifié.
Piqûre et déclin des colonies
À la différence des guêpes et des frelons, des abeilles en train de butiner sont généralement inoffensives. Cependant, elles défendent leur nid des intrus. Seules les abeilles femelles possèdent un dard cranté pour injecter du venin. Ce dard peut rester fiché dans la peau de la victime, entraînant une déchirure qui sera presque toujours fatale à l’abeille piqueuse.
Depuis les années 1970, de nombreuses espèces d’abeilles et autres espèces de pollinisateurs, sont en forte régression. Selon l’ONU, les principales causes du déclin sont entre autres : les pesticides, l’agriculture intensive et la destruction des habitats. Le programme Ville amie des abeilles (dérivé de l’initiative Bee City Canada) est une certification nord-américaine. Au Québec, plus d’une quarantaine de municipalités y adhèrent, s’engageant à créer des habitats pour les pollinisateurs, réduire les pesticides et sensibiliser le public.
Sources :
fr.wikipédia.org (3 dossiers : Abeille/Ruche/Miel)
quebec.ca/agriculture-environnement-et-ressources-naturelles

