Le plastique : Produit Létal Aux Substances Toxiques Indestructibles Quasiment Ultrarésistants Éternellement.

 

Le plastique ne date pas d’hier. En 1862, Alexander Parker découvre la cellulose, l’un des premiers polymères, ancêtre de l’industrie plastique moderne. La cellophane est inventée en 1908. Il ne fait plus de doute que le plastique est devenu un polluant de premier ordre. Quels que soient les sites que l’on examine, on voit des déchets faits de plastique dans les montagnes (par exemple au sommet de l’Everest et le parc du Mont-Royal), les océans (vortex du Pacifique), les sites historiques et de villégiatures, dans les rues et les cours d’eau.

 

On ne cesse pas de mentionner comment ce matériel est utilisé partout et peut être considéré comme une nuisance majeure pour les hommes et les animaux y compris les poissons. Plus de huit millions de tonnes de plastique sont déversées dans les océans, soit l’équivalent d’un camion à chaque minute, selon le Programme des Nations Unies sur l’environnement.

 

Mais voilà, durant la pandémie, son utilisation s’est multipliée pour isoler les lits d’hôpitaux, garder stérilisés certains produits et fabriquer des protections sanitaires (panneaux, visières, gants, bouteilles de désinfectant, contenants pour repas pour emporter). A-t-il acquis ses lettres de noblesse pour autant ? NON. Il maintient toujours une connotation péjorative soit « ah! C’est fait en plastique! Bah ». Ce retour en force dénote qu’il est très difficile de se dissocier de ce matériel. Dans presque tous les éléments que l’on utilise quotidiennement, il y a indubitablement une composante faite de plastique. Nous sommes malheureusement des utilisateurs continuels à la merci de ce matériel.

 

Toutefois, il ne faut pas baisser les bras. On se doit de trouver des solutions non polluantes pour remplacer le plastique. Bien que des efforts appréciables soient faits pour éliminer l’utilisation du plastique, on doit axer de plus en plus les recherches vers des alternatives pour le remplacer. Plusieurs municipalités dans les Laurentides, comme Saint-Hippolyte, bannissent l’utilisation des sacs de plastique et les bouteilles d’eau à usage unique. Comme le soulève régulièrement ma collègue Carmen Lafleur dans sa chronique, chaque petit geste compte.

 

« L’avenir n’est pas ce qui va arriver, mais ce que nous allons faire », a bien dit Henri Bergson. Pour nous et les générations futures, il faut aller beaucoup plus loin. Nous devons faire plus et plus rapidement pour bannir d’autres objets en plastique d’usage commun comme les couvercles de café, les ustensiles en plastique, les pailles à usage unique, les emballages des emballages. « Sous prétexte qu’ils ont l’avenir devant eux, les hommes vivent au jour le jour », prétend Tristan Bernard. Ne laissons pas aux générations futures, une autre dette de notre passage sur la Terre.

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