À la mi-juillet, je me suis dirigé sur le chemin du Lac-Bertrand afin d’emprunter l’accès qui mène au IGA. J’apprécie ce tronçon de route qui nous fait passer tout près d’un ruisseau où on peut découvrir de merveilleuses plantes à fleurs qui poussent là comme par enchantement. Cette fois-là, quelle ne fut pas ma surprise de voir un plant de Verveine hastée! Voici quelques renseignements sur cette plante vraiment intéressante.

 

 

Plante que l’on boit en tisane

La verveine fait partie de la famille des Verbénacées. Tout le monde connaît le nom de cette plante puisqu’elle sert à faire des infusions que l’on boit en tisane. La Verveine hastée est une plante vivace qui peut atteindre tout près de deux mètres de hauteur. Ses nombreuses tiges se terminent en épis florifères ou en bourgeons floraux qui donnent des fleurs bleues ou violettes et rarement blanches ou roses. Ces épis floraux se présentent en panicules et le coup d’œil est tout à fait saisissant.

 

Des feuilles opposées sur la tige

Les feuilles sur la tige sont opposées l’une à l’autre et sont dentées et lancéolées. Le pétiole de la feuille est très court. Les feuilles inférieures sont parfois hastées, c’est-à-dire en forme de pointe de flèche. La Verveine hastée est une plante typique des bosquets humides ou des lieux incultes. Dans nos régions, cette espèce fleurit de juillet à octobre.

 

Propriétés médicinales

Les anciens utilisaient la verveine comme plante médicinale. Cela lui a valu une panoplie de noms étonnants : herbe aux enchantements, herbe de sang, herbe sacrée et herbe de tous les maux! Selon certains guides sur les plantes médicinales, la verveine aurait des propriétés stomachiques, antinévralgiques et elle faciliterait l’écoulement biliaire.

 

« Lorsqu’on découvre en plus que son nom signifie veine de Vénus et fait allusion aux propriétés aphrodisiaques qu’on attribuait à la verveine, on ne s’étonne plus que de nombreux poèmes et plusieurs vieilles chansons en aient exalté les vertus. »1

 

Je vous souhaite de découvrir ses épis bleus sur le bord des chemins fleuris. Il est rassurant de savoir que cette plante ne se trouve pas uniquement dans des sachets contenus dans une boîte de carton, mais qu’elle peut librement s’épanouir tout près de chez vous.

 

  1. Lacoursière, Estelle et Therrien, Julie, Fleurs sauvages du Québec, Les Éditions de l’Homme, Montréal, 1998.