Il nous a quittés pour un monde meilleur en 2016, mais sa pensée est encore vivante. Pour commémorer cet événement, Gilles Ducharme, bénévole assidu à la paroisse de Saint-Hippolyte, a dévoilé une plaque lors de la messe dominicale du 2 novembre, pour que la communauté se souvienne de ce grand serviteur de la population.
Après la ville de Saint-Jérôme qui a dévoilé une plaque dans L’Espace Jacques-Grand’Maison, le département de sociologie du Cégep de Saint-Jérôme et la paroisse de Saint-Hippolyte, il ne reste plus que la ville de Saint-Hippolyte qui pourrait poser une plaque a la bibliothèque municipale informant de l’existence de ses 54 livres pour commémorer la présence d’un grand auteur qui a œuvré toute sa vie pour aider les citoyens de la ville.
Prophète et visionnaire
Encore à 84 ans, Jacques Grand’Maison visitait les malades en fin de vie pour leur prodiguer l’Extrême-onction et leur faciliter le passage dans un au-delà d’espérance. Avec le temps, ceux qui ont eu la chance de connaitre ce personnage disparaitront. Leur témoignage ne se fera plus entendre. Mais il reste son message de prophète ou de visionnaire accessible dans ses livres. Plusieurs ne sont plus disponibles, tant chez les libraires qui ne carburent qu’aux nouveautés, ou dans les bibliothèques qui en possèdent quelques-uns. Mais vous pouvez les lire gratuitement sur le site des Classiques des sciences sociales de Jean-Marie Tremblay, logé à l’UQAM. Les Classiques des sciences sociales

Les membres du Comité des « personnes » amies de Jacques Grand’Maison : Gilles Ducharme, Paul-André Boucher, Normand Robert et François Tanguay.
Une vision du monde à méditer
Ceux qui veulent mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons et être plus heureux ont intérêt à lire les écrits de Grand’Maison. Après avoir lu et médité et même résumé presque chacun de ses 54 livres, le lecteur s’imprègne de sa vision du monde. Je peux affirmer que la lecture de ses livres, surtout les derniers, empreints de sagesse, basée sur une vie de réflexion et d’action, m’aide à vivre.
Comme introduction à sa pensée, vous pouvez commencer par lire ses conférences courtes et traitant de problèmes récents : Au nom de la conscience, une volée de bois vert. (57 pages) Pourquoi sombrons-nous si souvent dans la démesure? (49 pages) Questions interdites sur le Québec contemporain. (51 pages) Ces valeurs dont on parle si peu. (129 pages) Dans ces trois livres, vous retrouvez l’essentiel de ses idées. Ses écrits, qui présentent une vision positive de notre monde : Du jardin secret aux appels de la vie. Réenchanter la vie. Une philosophie de la vie. Une spiritualité laïque. Son appui à l’idée d’Indépendance du Québec : Nationalisme et religion. Nationalisme et révolution culturelle. Une foi ensouchée dans ce pays.
Revendications et critiques
Ses revendications pour les vulnérables, les exclus de la société : Les Tiers. Vers un nouveau conflit de générations. Profils sociaux et religieux des 20-35 ans. La part des ainés. Pour lui, les jeunes et les ainés sont traités injustement dans notre société. Sa critique des dérives québécoises : La nouvelle classe et l’avenir du Québec. Il critique l’aristocratie ouvrière, comme les syndiqués de la STM en grève actuellement et surtout les parvenus de la Révolution tranquille, les fonctionnaires syndiqués. Dans L’école enfirouapée, il enrage face aux dérives des modes pédagogiques dans nos écoles. Ses textes plus intellectuels. De quel droit? Les fondements critiques. Il critique déjà en 1978, en visionnaire, les abus de la charte de René Lévesque de 1977 et celle de Trudeau en 1982. Le Privé et le public. Le Monde et le sacré. Dans ces deux livres, il se désole de la disparition de la séparation depuis la nuit des temps de ces domaines de la vie humaine.
Loyola Leroux est membre fondateur du Comité des amis de Jacques Grand’Maison.




