
Si vous êtes québécois de souche, que vos ancêtres ont contribué à peupler la Nouvelle-France, vous avez sûrement dans votre génétique ce que les Filles du Roy ont contribué à devenir ce que nous sommes.
De sept à huit cents femmes âgées de 16 à 40 ans ont été envoyées par le roi Louis XIV en Nouvelle-France entre 1663 et 1673 pour épouser les colons qui s’y trouvaient déjà, fonder une famille, peupler la colonie. C’est pourquoi nous pouvons, sans doute, affirmer qu’une majorité de Québécois et Québécoises sont des descendants de ces femmes que le roi avait obligées de traverser l’océan et qui ont donné naissance à près de 4,500 enfants, triplant ainsi la population de la colonie.
On estime aujourd’hui à près de 20 millions le nombre de Canadiens et même d’Américains, dont leurs arrières, arrières, arrières (et je pourrais multiplier le mot arrière) grands-mères seraient des descendantes d’une des Filles du Roy. Et comme l’écrit si bien Anne Hébert dans son livre Le Premier Jardin paru en 1988 « Il faudrait les nommer toutes, à haute voix, les appeler par leur nom, face au fleuve, d’où elles sont sorties au XVIIe siècle pour nous mettre au monde et tout le pays avec nous. »

