Un Martin-pêcheur d’Amérique, un oiseau piscivore.

Identifier un oiseau lorsqu’il prend son envol ou que le temps est sombre peut devenir une tâche compliquée. Lorsque les couleurs sont difficilement visibles ou que l’oiseau n’est vu que pour une seconde ou deux, il faut développer des points de repère sans quoi nous aurons beaucoup de peine à reconnaître l’espèce, là devant nous.

Taille de l’oiseau

Une des premières choses à regarder est la taille de l’oiseau. Est-il de la taille d’un moineau? Autour de 15 cm de la tête à la queue. Est-il de la taille d’un merle? Environ 25 cm de la pointe du bec à la queue. Ou s’agit-il d’un oiseau plus gros? Une corneille? Cette dernière mesure de 40 à 50 cm de longueur.

Forme du bec

Les oiseaux ont différents régimes alimentaires. Certains sont granivores, leur bec est alors conique. D’autres sont des mangeurs d’insectes. Ces oiseaux insectivores ont le bec fin soit court ou long, tout dépendra de la taille de cet oiseau. D’autres sont des pêcheurs. Ils ont un bec large et parfois pointu comme les huards et les hérons. Ce sont des oiseaux piscivores, mangeurs de poissons. Certains oiseaux ont un bec aplati, comme les canards, les oies et les goélands. Ces oiseaux sont de réputés omnivores. Ils peuvent manger tout ce qui leur tombe sous le bec.

Finalement, il y a des oiseaux qui ne chassent pas avec leur bec, mais avec leurs pattes. Ce sont des oiseaux de proie, qui possèdent un bec crochu et leurs pattes sont munies de griffes acérées qui les aident à saisir leurs proies. Buses, hiboux, chouettes et faucons, pour ne nommer que ceux-là, sont des oiseaux de proie, appelés quelquefois des rapaces.

La façon de se percher

Les pics sont des oiseaux grimpeurs. Ils se tiennent à la verticale sur un tronc. Ils grimpent de bas en haut à la recherche d’insectes. D’autres oiseaux se perchent sur un fil ou une branche et se tiennent perpendiculairement par rapport à leur perchoir. Les hirondelles, les moucherolles et les oiseaux de proie en sont de bons exemples. Plusieurs oiseaux se perchent en étant penchés, comme si leur tête et leur queue étaient placées dans la même direction que le fil ou bien la branche. Les merles, les moqueurs et les parulines sont reconnaissables ainsi.

L’habitat où se trouvent les oiseaux

Chaque oiseau vit dans un endroit bien particulier, un écosystème, qui l’incitera à trouver une partenaire, de la nourriture et un abri qui permettront de satisfaire ses besoins essentiels. Parmi les habitats que nous pouvons croiser dans les Laurentides, il y a des milieux aquatiques (lacs, rivières, tourbières, marais), des prés et des champs non cultivés, des cours de banlieue où les plantes sont cultivées, des forêts matures, des forêts en régénération, des boisés qui contiennent surtout des conifères ou bien des boisés où les arbres sont majoritairement des feuillus. Un écotone est aussi un endroit riche en espèces. C’est un lieu de jonction entre deux habitats différents.

Petit jeu de silhouettes

À la fin de ma chronique, vous découvrirez une silhouette d’oiseau que nous pouvons observer dans la région. Si vous croyez connaître le nom de cette espèce, envoyez-moi votre réponse en utilisant mon adresse courriel. Les deux personnes qui auront trouvé les bonnes réponses en premier recevront un guide d’observation des oiseaux qui s’avérera un outil indispensable à la maison ou sur le terrain.

N’oubliez pas que de découvrir un nouvel oiseau est une source d’un très grand émerveillement pour des milliers d’ornithologues, qu’ils soient amateurs ou expérimentés. Je vous souhaite bonne chance dans vos observations et pour votre identification de silhouette que vous pourrez me retourner en utilisant l’adresse suivante : jpfabien@journal-le-sentier.ca