Est-ce de la chance, un privilège, peu importe, j’ai connu Michel Normandeau, un des membres fondateurs du groupe Harmonium. À Laval, lui, âgé de 17 ans et moi 14, Michel était un garçon bien sympathique.
Quelques années plus tard, rencontré par hasard sur la place Jacques Cartier, il m’invite à aller voir son groupe faire de la « bonne musique ». J’étais loin de me douter, et peut-être lui non plus, à quel point c’était vrai. Harmonium, avec Serge Fiori à la voie unique, a su réinventer la musique qu’on était habitué d’entendre à cette époque. Époque où les groupes étaient satisfaits de simplement traduire les succès anglophones, souvent en studio en une seule soirée.
En personne
Toujours est-il que le 8 juillet, j’étais prête à 15 heures, devant ma tablette, à tenter ma chance pour pouvoir assister en personne à L’hommage à Serge Fiori qui a eu lieu mardi dernier 15 juillet à la Place des Arts. Hourra! J’ai obtenu les deux billets tant convoités. Sur place, l’émotion était palpable. Bien que placés loin de la scène, l’ambiance était palpable et la nostalgie au rendez-vous. Ils étaient tous là : Luc Picard, Richard Séguin, Michel Rivard, Gilles Valiquette et tant d’autres, tous issus de ma génération, les Baby-Boomers.
Le temps a passé vite, on en aurait voulu plus de ces vers d’oreilles. Le seul bémol je dirais, c’est qu’on ne savait pas tout le temps qui chantait, qui était derrière ces voix… dommage… On m’a dit que les gens qui avaient suivi en direct la célébration à la télé avaient peut-être plus apprécié cet événement. Ça se peut, mais rien ne peut remplacer d’avoir été présente, en personne, à cet événement unique. La cérémonie d’hommage à Serge Fiori a été pour moi une vraie chance de pouvoir dire « j’étais là » et ce privilège restera gravé dans ma mémoire.
Photos : André Cherrier



