
Une âme déchirée peut-elle se panser?
Une âme qui se blesse peut-elle guérir?
Une âme qui se torture peut-elle prendre son souffle?
Une âme vivante a-t-elle le droit de se reposer?
Une âme qui vit, peut-elle simplement humer le parfum d’une fleur?
Comment l’âme justifie sa présence dans un corps prêté?
A-t-elle le droit de se prévaloir de cet emprunt de vie octroyée?
Elle aura traversé ses fébriles humeurs, se confrontant à ses vécus,
devant tant de fresques, de mosaïques plâtrées d’incertitudes mal encadrées.
Peinte, salie, comme de vieilles tapisseries.
Son miroir reflète ses plis de vie, de sagesse, d’âgisme
qui m’incombe avec nostalgie et sourire.
Le casser pour ne plus se voir, pourquoi pas?
Se regarder sans réflexion, sinon la mienne, bien réfléchie,
sans attente, respirer l’odeur de son âme.
A-t-elle un parfum?
Serait-elle d’un utérus enfanté que je n’ai jamais eu
la volonté de cultiver une simple fleur
et bien l’élever pour sa croissance?
Quelle fragrance donner à son âme?
Faire vivre autre que nous.
Sa notoriété, sa culture, ses batailles,
revendications, quêtes et silences.
L’affront de cette douce trêve de vie
à recevoir toute la beauté avec délicatesse.
La lumière incandescente aux aurores
nous inspire encore à l’apprivoiser.
J’aime cette alternative!
Point final.