• Accueil
  • >
  • Article
  • >
  • Épicés, boisés et hauts en couleur! Des vins d’automne quoi!

Épicés, boisés et hauts en couleur! Des vins d’automne quoi!

Jonty’s Duck, Pekin White, Avondale, agrobiologique, vin blanc, Paarl WO, Afrique du Sud, 2017, 17 $, +13688668.

Avis ici à ceux et celles qui boivent du vin à l’apéro, du blanc comme de l’eau; la légèreté et la fraîcheur seront pour une autre fois, on parle de vin de table ici, de chenin blanc qui fait la loi. À la première gorgée vient rapidement le jab dans les dents, la seconde, l’uppercut, le punch et me voilà déjà KO… Pas de doute, c’est du costaud! Aromatique au possible, la richesse et la rondeur en abîme, et dans toutes les directions ça part, et ce, pour un risible 17 $! Ananas, poire chaude, boisé, épicé et cette idée de nez de Sauternes, le sucre en moins, qui sans cesse me revient. C’est la fête dans ma bouche, un feu d’artifice pour papilles et une tonne de saveurs qui partent en vrille! Collez-y pour souper un poulet rôti et ce canard pékinois je vous le dis, réussira sans problème à le faire voler..!

 

Coto de Imaz, Reserva, Rioja DOC, Espagne, 2015, 22,80 $, +1857569.

Un grand classique de l’espace Cellier élevé au rang « d’Incontournables » dans les SAQ et à juste titre. La Rioja dans tout son classicisme. What you see is what you get comme on dit! Et ça sent le cuir de Russie (nb. vrai terme snobinard de sommellerie, hihi!), la cerise et bois. Droit, franc, net et direct. Ça sent l’Espagne, ça goûte l’Espagne. Bing bang! Pas le plus complexe, mais diablement efficace! Un vrai vin de plaisir qui sait nous en donner! Et je vois d’ici la côte levée qui salive, le steak au poivre qui frétille, les tacos qui crient olé et les tapas qui se font aller. Allez! Sans gêne! À grandes gorgées!

 

Perrini, Negroamaro, agrobiologique, Puglia IGT, Italie, 2018, 21,15 $, +13913378.

S’il reste encore une région européenne largement méconnue et sous-estimée, c’est bien le sud de l’Italie, les Pouilles notamment ici! Pour y être déjà allé, moi pourtant depuis plus de 15 ans sommelier, il aurait fallu voir ma tête à la lecture de la carte des vins des restos… Verdeca, bianco d’Alessano, bombino bianco, susumaniello, des cépages que je ne connaissais ni d’Ève, ni d’Adam, et qui relevaient pour moi davantage du chinois… Mais ne vous y méprenez pas, un enfant dans un magasin de bonbons aurait fait bien pâle figure à l’échelle de mon excitation! J’avais presque l’impression de défricher, cette terre pourtant depuis des lustres habitée. Toujours est-il que je m’égare, et tout ça pour vous présenter un de ses cépages phares, le negroamaro. Oubliez ici vos points de repère habituels, nous sommes dans d’autres eaux. Frappant d’abord, les épices douces débordent; girofle, poivre, cannelle, cumin, très drôle, ça sent le Brio Chinotto! Viennent ensuite cerise noire, figue et pruneau et le compte est bon! Peu tannique, original et goûteux, un vrai vin de soleil qui goûte d’où il vient. D’une autre Italie. Foisonnante, déroutante, exubérante et enivrante! À déguster pour plus d’authenticité, au son des cigales, sous un olivier!