
Cet auteur-compositeur et interprète s’est établi à Saint-Hippolyte l’été dernier. Sylvain n’en est pas à ses premières armes dans le domaine musical et son parcours mérite notre attention. Voici son portrait artistique qui saura sûrement plaire à beaucoup de gens.
C’est durant les années 90 que Sylvain a fait ses débuts dans l’univers de la chanson au populaire Le Petit Bistrot d’autrefois. Situé à Montréal, cet endroit était fort prisé des chansonniers où les mélodies à influences françaises étaient mises de l’avant. Durant cette période, Sylvain était accompagné par un pianiste de jazz et il interprétait notamment des œuvres de Reggiani. Il a ensuite amorcé l’écriture et quand il a eu suffisamment de compositions, il a donné un premier spectacle en 1994. Sylvain me mentionne qu’il aime beaucoup interpréter et créer. Cela se ressent bien quand on écoute ses albums L’ondée (2009) et Un banc quelque part (2018). Il me précise que ce dernier album fut enregistré à Madagascar avec le pianiste qui l’accompagnait à ses débuts et que c’était une belle occasion d’être entouré de musiciens malgaches.
Un nouveau EP
D’ici quelques semaines, il sera possible de se procurer le nouvel album numérique en formule EP (format musical contenant quelques titres) comparativement aux disques réguliers. On pourra y entendre Le feu brûlait, Ma petite merveille. Sylvain tire son inspiration de son vécu, de ce qu’il ressent, sans aller vers la chanson dite engagée. Dans ses créations bien structurées, des notes jazzées, combinées au folk, prennent une légère direction vers une plume plus française. Le tout présenté avec une tendance poétique. Peut-être cela a-t-il un lien avec sa rencontre avec Jean-Pierre Lemaire, surnommé Kernoa, cet interprète français, décédé en 2018, et qui fut parolier, entre autres pour Maxime Le Forestier, Juliette Greco, Yves Duteil, etc. Sylvain a eu le plaisir de rencontrer Kernoa en France, il y a plusieurs années. D’ailleurs, sur ce EP on peut y entendre Les rencontres et c’est Kernoa lui-même qui, en 2014, en a confié les paroles à Sylvain, afin qu’il en fasse la musique. Ce n’est qu’en 2024 que le projet se concrétise, soit dix ans après le départ de cet auteur reconnu.
Quand la voix fait loi
Sylvain a plusieurs cordes à son art, puisqu’il fut jusqu’à récemment avocat. Mais il a décidé de suivre sa passion et de se consacrer à la musique, à sa vie artistique. De plus, en tant que propriétaire hippolytois, il compte terminer les rénovations intérieures de sa maison. À partir du 30 janvier, on pourra donc écouter les nouvelles compositions de Sylvain sur toutes les plates-formes numériques. Dès l’automne prochain, il a comme projet de reprendre sa guitare électrique, afin de se produire dans différentes salles. Le nom de Sylvain Lippé sera certes un ajout intéressant à notre paysage culturel environnant.
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