
Il y a environ cinq ans, notre petite communauté s’est enrichie de deux citoyens d’outre-mer. Fred et Valérie vivent en France depuis toujours, plus précisément à Barroux, petit patelin sis au pied du Mont Ventoux. Ils habitent une vaste propriété, entourée d’oliviers, de cerisiers et d’abricotiers. Bref, un environnement de rêve. Valérie est une infirmière retraitée et Fred, dentiste de formation, exerce sa profession à Carpentras. Adepte de vélo, ce dernier gravit le mont Ventoux deux à trois fois par année. Au seuil de la retraite, il affiche une forme physique remarquable. Affables et généreux, ces derniers sont d’un commerce facile. Ainsi, ils se sont fait de nombreux amis québécois en un clin d’œil.
Un chalet au Québec
Habiter la France et posséder un chalet au Québec n’a rien de banal. Cet état de fait requiert une bonne dose d’audace. D’aussi loin qu’elle se souvienne, Valérie me confiait récemment qu’elle a toujours rêvé de grands espaces, d’aventures et d’évoluer dans les sentiers les moins fréquentés. Toutefois, suite à un examen médical de routine, elle apprend un jour qu’elle est atteinte d’un mal sévère qui viendra assombrir ses projets futurs. Qu’à cela ne tienne, elle éprouve toujours un urgent besoin de vivre et de réaliser ses rêves. Le couple a beaucoup voyagé à travers le monde, sans compter qu’ils ont une fille ayant habité Ottawa avant de s’expatrier au Japon pour des raisons professionnelles. C’est d’ailleurs cette dernière qui a aiguillé ses parents du côté de Saint-Hippolyte. Valérie ratisse large par nature; grand-maman, sera-t-elle tentée de s’acheter un « yama goya » au Japon pour se rapprocher de sa fille et de ses petits enfants?
Il y a environ cinq ans, notre petite communauté s’est enrichie de deux citoyens d’outre-mer. Fred et Valérie vivent en France depuis toujours, plus précisément à Barroux, petit patelin sis au pied du Mont Ventoux. Ils habitent une vaste propriété, entourée d’oliviers, de cerisiers et d’abricotiers. Bref, un environnement de rêve. Valérie est une infirmière retraitée et Fred, dentiste de formation, exerce sa profession à Carpentras. Le couple a beaucoup voyagé à travers le monde. Affables et généreux, ces derniers sont d’un commerce facile. Ainsi, ils se sont fait de nombreux amis québécois en un clin d’œil.

Un chalet au Québec
Habiter la France et posséder un chalet au Québec n’a rien de banal. Cet état de fait requiert une bonne dose d’audace. Valérie me confiait récemment qu’elle a toujours rêvé de grands espaces, d’aventures et d’évoluer dans les sentiers les moins fréquentés. Toutefois, suite à un examen médical de routine, elle apprend un jour qu’elle est atteinte d’un mal sévère. Qu’à cela ne tienne, elle éprouve toujours un urgent besoin de vivre et de réaliser ses rêves. Ils ont une fille ayant habité Ottawa avant de s’expatrier au Japon pour des raisons professionnelles. C’est d’ailleurs cette dernière qui a aiguillé ses parents du côté de Saint-Hippolyte. Valérie ratisse large par nature; grand-maman, sera-t-elle tentée de s’acheter un « yama goya » au Japon pour se rapprocher de sa fille et de ses petits enfants?
Une expédition qui intéresse Radio-Canada
En février dernier, le réseau diffusait un court reportage titrant : Cinq aventuriers à l’assaut du Grand Nord sur des traîneaux à chiens. À ce moment, bon nombre d’étapes avaient été franchies, dont la recherche de guides aguerris et quelques pratiques réalisées dans les Laurentides à la conduite de traîneaux tirés par des chiens, histoire de se familiariser avec la maitrise d’un tel attelage. Fred n’étant pas disponible, elle communique alors avec Philippe, vieil ami de longue date résidant à l’ile de la Réunion au cœur de l’Océan Indien. Ce dernier accepte de se joindre à l’expédition, car, tout comme Valérie, il a été durement éprouvé par la vie, après avoir survécu à un grave accident d’hélicoptère, s’en tirant avec une quarantaine de fractures et une longue et douloureuse réhabilitation. Conscient de la fragilité de la vie, il est au même diapason que Valérie.
En route vers la Baie d’Hudson
L’appel de la forêt entreprise de Mario Dubois, située au lac Saint-Jean, sera l’équipe retenue à titre de guide pour ce « voyage extrême en terres inconnues ». Un mot de Valérie me raconte leur aventure : « Une longue route nous attend : Le Barroux-Marseille-Paris-Montréal-Québec et Saint-Ludger-de-Milot. La cargaison est imposante : bagages, victuailles pour trois semaines, tente, poêle à bois et nourriture pour 38 chiens. Arrivés à chaque destination, une routine bien rodée est répétée pendant toute la durée de l’expédition. On cueille du sapinage afin d’isoler la tente, on monte la tente et on s’installe pour la nuit. Une boucle d’environ 500 km sur la banquise nous attend. Les journées sont éreintantes. Les aurores boréales qui dansent à l’horizon donnent lieu à des spectacles fabuleux et nous font oublier les quelques pépins rencontrés. On a manqué de nourriture et avons bénéficié de la générosité d’autochtones qui ont ajouté du poisson à notre menu ». Elle raconte même que Philippe, soucieux de son hygiène personnelle, a réussi à se laver avec un seul verre d’eau.
C’est avec le sentiment d’avoir vécu un moment sur une autre planète, que nos deux Français ont bouclé leur aventure. Condamnés à dormir sous les étoiles plutôt que dans un hôtel 5 étoiles, privés de croissants chauds et d’un confort relatif, ils sont entrés au bercail, fourbus mais heureux. À l’heure des olympiques et conscient de ce que puisse représenter un tel défi, je leur accorde la médaille d’or.
Photo 1
Valérie au repos sous la tente.
Photo 2
Valérie à la barre de sa meute

