Book Humanitaire : la bonne action


En cette période de pandémie, nous devons tous faire des sacrifices et être patients face à cette crise sans précédent. Au quotidien, nos vies ont changé drastiquement et nos petits bonheurs que nous nous accordions ont été mis sur pause. Dans le confort de nos maisons bien chauffées, nous pouvons nous languir de retrouver nos moments en famille, entre amis, au cinéma, même le travail pour ceux qui doivent le faire à la maison ou ceux qui n’en ont plus. C’est normal. Mais le quotidien d’autres citoyens est bien différent.

 

Lisette se confie

Dans une maison, vit une dame qui se nomme Lisette. Elle a 66 ans et vit avec son fils de 41 ans. Elle vit précairement de l’aide sociale. Aujourd’hui, Lisette a eu le courage de se confier et d’avouer que son fils la battait. Elle a des ecchymoses sur les bras et ses cheveux sont en bataille. Des larmes coulent sur ses joues, elle n’a plus la force de les essuyer. Elle est à bout, et surtout, elle ne sait pas pourquoi elle doit subir cette violence faite par son propre fils qu’elle essaie tant bien que mal d’aider en le logeant et le nourrissant. Ce garçon qu’elle a élevé modestement, dans l’amour, les bonnes valeurs et le respect. Lisette ne mérite pas cette violence, mais elle n’arrive pas à laisser son fils dans la rue.

 

En se présentant au Book Humanitaire, Lisette a fait le premier pas qui l’amènera à se sortir de ce cercle infernal. Avoir honte, se taire, avoir peur, être dans le déni, manquer de confiance, penser que nous ne méritons pas mieux, ne pas savoir à qui demander de l’aide, ne pas vouloir se plaindre, ne pas vouloir déranger, espérer que les choses vont s’améliorer. Ces derniers sont des barrages qui empêchent quiconque d’avoir la vie qu’il mérite.

 

Un sincère Comment ça va ?

Lisette est une personne parmi tant d’autres. Elle pourrait être votre mère, votre sœur, votre fille. Autour de vous, il y a des personnes comme Lisette qui n’attendent que votre oreille attentive pour les guider vers des organismes qui pourront les aider. Ces personnes se présentent comme vous, comme moi. Ils n’ont pas le titre de « victimes de violence verbale ou physique » écrit sur leur front. Ayez ce sincère « comment ça va ? » en prenant le temps de les écouter, sans les juger, sans leur dire que ce qu’ils vivent n’est pas normal ni encore moins acceptable! Votre sincère attention les convaincra qu’ils ont droit au respect et à l’aide dont ils ont besoin. Leur dire qu’il existe des organismes comme le Book Humanitaire pour les aider.

 

Même un simple coup de fil à vos proches ou à des gens vulnérables peut changer leur vie et celle de leurs enfants. Ne l’oubliez pas. Au sein de nos familles, il existe peut-être des gens qui ont besoin d’aide. Les personnes âgées seules, une maman monoparentale avec un enfant ou des enfants handicapés, un cousin qui vit un divorce difficile, une tante atteinte d’un cancer. Soyez vigilant, soyez bienveillant. Soyez un ange gardien, car un jour vous pourriez être ce citoyen dans le besoin. Tendez la main au prochain, soyez un ange gardien, surtout en cette période de crise.