Le temps anormalement doux et sec, en septembre et octobre cette année, a fait sécher certaines feuilles d’arbres prématurément. Par contre, la pluie tant attendue est tombée en bonne quantité les 20 et 21 octobre. Il faudra encore des précipitations avant les gelées et l’arrivée de la neige. Certains puits de surface en ont cruellement besoin.
Visiteurs assidus
Depuis que le temps se rafraîchit, les oiseaux sont nombreux à mes mangeoires. Ils viennent se ravitailler si souvent, que je dois les remplir à tous les jours. Le tournesol noir est la graine tout indiquée pour les oiseaux résidents, ceux qui demeurent toute l’année avec nous. Mésanges à tête noire, Sittelles à poitrine blanche, Geais bleus, Juncos ardoisés, Pics mineurs et chevelus sont des visiteurs assidus en cette période de l’année.
Un Cardinal rouge
Il y a quelques jours, le 19 octobre, j’ai entendu et aperçu de loin un Cardinal rouge. Je suis presque sûr qu’il est venu faire son tour au poste d’alimentation, mais je n’ai pu le voir de près afin de confirmer mon observation. Pourtant, à moins d’un kilomètre de ma résidence, sur le Chemin du lac-Bleu, j’aperçois des Cardinaux rouges traverser la route de temps à autre. Ils visitent fréquemment les résidences de plusieurs Hippolytois, mais pas nécessairement partout dans la Municipalité. Il faut les comprendre les cardinaux. Ils sont si voyants. Surtout les mâles. Ils aiment se tenir assez bas dans le feuillage et la présence de conifères les rassure considérablement. Ils passent alors sans être vus.
Un vieux rêve…
Si j’avais un rêve que j’aimerais bien voir se réaliser, ce serait d’accueillir le Cardinal rouge très souvent sur mon terrain. Je serais même prêt à lui fournir des graines de carthame qu’il adore! Mais entre-temps, je m’occuperai de ceux qui passeront par chez nous durant la saison froide. J’essaie de ne pas laisser mes contenants vides. Je les comble pour ces volatiles que j’aime bien voir de ma fenêtre.
Un oiseau plus présent qu’avant
Auparavant, le Cardinal rouge était confiné à l’extrême sud-est du Canada. Au Québec, il est bien présent dans le sud, mais il continue sa progression, qui fut fulgurante dans la province de 1990 à 2014. On a même authentifié la nidification de cette espèce dans Charlevoix, au Lac-Saint-Jean, en Abitibi-Témiscamingue et même jusqu’en Gaspésie. Bien entendu, l’espèce est beaucoup moins abondante dans ces secteurs.
Facteurs favorisant la présence du cardinal
Les habitats créés par l’humain – jardins et parcs – ont tendance à attirer l’espèce. Les mangeoires lui permettent aussi de ne plus migrer, car il trouve de quoi manger durant toute l’année. À part les graines, les fruits et les bourgeons, le Cardinal rouge peut aussi se nourrir d’insectes comme les chenilles et les coléoptères. Le fait que les hivers québécois soient moins rigoureux est aussi à son avantage. Il risque alors de poursuivre sa progression tant et aussi longtemps qu’il trouvera de quoi assurer sa survie. Une autre caractéristique propre au cardinal l’aide dans son avancée au Québec. Cela concerne les nids des cardinaux, installés dans les strates basses de la végétation touffue. Ils sont vraiment difficiles à localiser. Cela aussi lui permet de vivre dans un environnement qu’il a réussi à apprivoiser au fil des années.


