Alimentation et le langue française

Est-ce que je suis dans les patates pour affirmer que la langue française est fortement influencée par l’alimentation quand il s’agit de bien s’exprimer?

Loin d`être une grosse légume ou de faire partie du gratin ou de la crème de la crème dans le domaine de la linguistique française, je ne crois pas que mon affirmation soit un navet ou ne vaut pas un radis. «Il faut manger pour vivre et non vivre pour manger » nous a dit Socrate.

J’étais rouge comme une tomate en contactant un de mes amis, haut comme trois pommes avec des oreilles en feuille de chou, pour lui demander son avis.  Je ne voulais pas faire chou blanc, ou manger les pissenlits par la racine ou passer pour une espèce de concombre , d’andouille ou de nouille en soulevant cette problématique. Quand il s’est montré la fraise avec sa chevelure poivre et sel, il m’a regardé avec ses yeux en amande, incertain d’être pris pour une poire en répondant à cette question. Lui qui en voyait déjà des vertes et des pas-mûres dans sa vie, il a mis de l’eau dans son vin pour pouvoir formuler son opinion et éviter que je glisse sur une peau de banane en racontant cette salade. Avec une expression mi-figue mi-raisin et sans me dire d’aller faire cuire un œuf avec cette idée saugrenue, il a tenté de couper la poire en deux en disant que cela était peut-être une bonne idée mais qu’il faudrait poireauter le problème un peu plus.

Tout le monde sait que l’on ne fait pas une omelette sans casser des œufs. Ce n’était pas gagné et encore loin d’être une cerise sur le gâteau avec ce type de commentaire: j’avais du pain sur la planche pour pouvoir confirmer le tout. Moi qui croyais prendre une châtaigne sur le melon de sa part et m’en tirer avec un œil au beurre noir, mes arguments soulevés, un après l’autre, en rang d’oignons, l’ont convaincu que je n’avais pas trop pressé le citron pour envisager cette hypothèse.

Sachant que cela ne sera pas de la tarte de tenter de prouver mon point, je n’étais pas encore dans le pétrin mais devais rentrer dans ma coquille pour réfléchir un peu plus et surtout éviter de me mettre les pieds dans les plats.  Pour ne pas me faire rouler dans la farine, il faut veiller au grain ou tirer les marrons du feu pour défendre mon argumentation.  J’ai poussé un peu plus, en appuyant sur le champignon, pour accélérer mon étude en tentant de faire le tour du jardin. Bredouille. Il me faut arrêter de développer mon idée car je sens que les carottes sont cuites avec mon affirmation : je me dois de récolter maintenant les fruits de ma réflexion. Toutefois, aucune pomme de discorde a été créée avec les académiciens.  Du moins, je l’espére.

À force de parler de nourriture, j’ai un petit creux à l’estomac, alors allons casser la croûte.

Bon appétit.

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