Nature

Jocelyne Cassagnol

Saviez- vous que... les Montérégiennes...?


On appelle Montérégiennes les collines formant une ligne au sud de Montréal, à partir du Mont-Royal. Il y a environ 125 millions d’années, le magma, qui est de la lave en fusion, a soulevé la croûte terrestre et créé une série de collines. Le magma s’est infiltré dans les roches sédimentaires, sans toutefois percer la surface, car il s’est cristallisé en refroidissant.

C’est pourquoi on retrouve dans ces collines des minéraux très rares, car ils proviennent du magma profond : la thaumasite, la dawsonite et l’arsenic natif. La formation de ces collines a duré quelques millions d’années. Puis l’érosion fit son œuvre tout comme le déplacement des glaciers. Certains de ces monts ont aujourd’hui complètement disparu. Il ne reste que les neuf que nous connaissons, alignés sur 90 km. (1)

Près de Montréal
Le Mont-Royal qui mesure 233 m et qui a 118 millions d’années, le mont Saint-Bruno 218 m et 136 millions d’années, le mont Saint-Hilaire 411 m et 135 millions d’années, le mont Saint-Grégoire 251 m et 119 millions d’années. Il y a aussi le mont Rougemont 390 m et137 millions d’années, le mont Yamaska 416 m et120 millions d’années, le mont Shefford 526 m et 120 millions d’années, le mont Brome 553 m et 118 millions d’années et le mont Mégantic 1 105 m et 128 millions d’années.
Lorsque nous nous y promenons gaiement, offrons-nous un petit frisson en nous disant qu’ils ont failli devenir volcans!

(1) Certains incluent le mont Rigaud ainsi que les collines d’Oka.


4446cassanne@gmail.com

Photos: Courtoisie




Monique Pariseau

L’immense petite rivière du Nord


Le retrait des glaces il y a plus de dix mille ans a formé notre paysage dans toute sa grandeur et sa beauté. Il y a creusé montagnes, lacs, rivières et fleuves.

Naissant comme un enfant du ventre du lac Brûlé, la rivière du Nord est l’épine dorsale de nos Laurentides. Pour le curé Labelle, elle en fut le cœur, un cœur chargé d’un espoir : celui de la colonisation des pays-d’en-haut!

Si elle traverse les plus vieilles montagnes du monde, elle se fait timide dans sa longueur d’à peine 137 kilomètres, mais dans ce court parcours, elle se permet toutes les formes d’émotions : fougueuse comme chute en démence, calme comme une nuit sans vent, émouvante comme visage ridé par le temps. Elle devient aussi amoureuse et tendre lorsqu’elle se profile entre des rochers, cachotière lorsqu’elle s’attarde dans un recoin rocailleux. Elle se plait à disparaître sous la multitude d’arbres qui la bordent comme des vigies trop attachées à sa présence. Elle se transforme sans arrêt, multiplie ses visages, ses chants qui deviennent parfois une chorale aux multiples voies.

Elle fut le bonheur des premiers colons du Nord qui s’attachèrent à bâtir maisons, villages tout le long de son parcours. Elle enchante encore toutes nos saisons, accueille nos oiseaux et ceux de passage, alors que des poissons y vivent ou y survivent malgré la pollution qui ne cesse de la menacer. Elle coulait, coule encore avec douceur, avec vigueur s’en allant se jeter dans la rivière des Outaouais, ses eaux s’y mêlant pour rejoindre fleuve et océan.

La rivière du Nord est un joyau que les Laurentides doivent préserver parce qu’elle se doit d’être de toute éternité et qu’elle est l’âme de notre région.

mpariseau@journal-le-sentier.ca

Photo: Courtoisie




À vos voiles, prêts, partez!


Suite au succès obtenu lors des deux courses de voile au lac de l’Achigan l’année dernière, j’aimerais maintenant les ramener à leur forme d’antan soit tous les dimanches, de la Saint-Jean à la Fête du Travail.

Afin de relancer la pratique de cette belle activité écoresponsable, je me propose de :
• Mettre en place le canal de communication le plus approprié pour informer et échanger avec les adeptes.
• Organiser une formation théorique des notions de courses.
• Faire le pont, sans frais, entre les vendeurs et les acheteurs de voilier.
• Fournir les équipements nécessaires à la gestion de la course.
• Installer et retirer les bouées de courses tous les dimanches.
• Compiler les résultats.



Qui dit course dit juge de course
Bien entendu, qui dit course dit juge de course. Je ne peux à la fois être dans le bateau des juges et sur mon voilier. Je propose donc de se partager cette responsabilité à tour de rôle tout au long de l’été. Cette approche est juste pour tout le monde et permettra à tout un chacun de vivre cette expérience. Je suis convaincu qu’elle permettra de devenir de meilleurs coureurs tout en assurant un climat de course conviviale.
L’idée vous enchante et vous aimeriez participer ?
Inscrivez-vous au
http://www.voileachigan.com
ou communiquez avec moi sans tarder.
Bruno Allard,
brunoallard@sympatico.ca
514 895 7159