Chroniques

Jean-Pierre FabienJean-Pierre Fabien

Ajuster notre tir à propos de la nature



La Bernache du Canada est une espèce commune aux abords des cours d’eau et des lacs.


Plus souvent connue comme annonciatrice du printemps lors de son retour migratoire, elle garde un contact sonore avec ses congénères lors de ces fameux vols qui prennent la forme d’un grand V. À l’origine, la Bernache du Canada migrait des États-Unis vers les contrées nordiques. Plusieurs populations continuent d’agir ainsi.


Une sous-espèce relâchée dans la nature
Toutefois, des individus de la sous-espèce maxima, qui ont été élevés en captivité puis relâchés dans la nature, se sont dispersés à partir de ce noyau. En 1967, le nombre d’individus de la sous-espèce maxima n’était que de quelques milliers d’oiseaux à Toronto. Il atteint aujourd’hui plus de 200 000 individus! Contrairement aux populations sauvages de la Branta canadensis qui migrent vers la forêt boréale et jusqu’à la toundra arctique, la maxima demeure dans le Sud du pays. Elle est donc presque sédentaire. Tant que l’eau est libre de glace, elle demeurera dans nos régions. En hiver par contre, ces oiseaux se rendront sur la côte Est des États-Unis.

Présente aussi dans notre région
Les bernaches de la sous-espèce maxima qui se sont sédentarisées ont appris à brouter les pelouses et ont envahi les parcs, les golfs et les talus herbeux, pas seulement en Ontario, mais au Québec comme ailleurs. Elles peuvent nicher sur place. Il est donc fréquent de voir les oisons tout jaunes suivre leurs parents le long des cours d’eau à Saint-Hippolyte. Chez nous, les individus qui demeurent ici tout l’été se nourrissent des plantes aquatiques de nos lacs et s’installent sur les surfaces gazonnées et les grands espaces dégagés d’arbres pour élever leurs jeunes.

L’être humain responsable du problème
Il est certain que sa présence peut entraîner certains inconvénients comme des déjections sur les terrains privés. Comme elles sont absentes des régions rurales où la chasse est permise, elle sont donc en relative sécurité aux abords de nos lacs.
La lettre d’un résident, Claude Erazola, m’a décidé de décrire la situation de l’oiseau, qui selon certains, serait indésirable. L’être humain est très souvent la cause des dysfonctions et des problèmes rencontrés dans la nature. Le fait de relâcher une sous-espèce élevée en captivité – la sous-espèce maxima – a provoqué un bouleversement écologique, même s’il n’a été noté que des années plus tard.


Reboiser et régénérer les rives, les berges
De plus, on nous mentionne souvent qu’il faut reboiser, régénérer nos rives et nos berges de lacs et cours d’eau. Le faisons-nous vraiment ? Si des talus gazonnés et des espaces découverts sont accessibles directement sur le bord de nos lacs, il est certain que les bernaches utiliseront ces endroits pour vaquer à leurs occupations et éventuellement nicher. Est-ce assez pour agir de façon irréfléchie en blessant l’oiseau à mort? Certainement pas. L’être humain doit faire preuve de plus de grandeur envers la nature. Il faut à tout prix agir avec respect envers toutes les espèces qui composent notre faune. La sagesse vaut tellement mieux que la démesure.
Merci à Marc-André Villard, ornithologue et chercheur, pour sa précieuse contribution.


jpfabien@journal-le-sentier.ca

Aquarelle: Diane Coüet




Monique PariseauMonique Pariseau

Il était une fois les verges d’or



Derniers soleils terrestres de l’été, les verges d’or nous offrent leur grand panache d’un jaune aussi vif que l’astre solaire. Fleurs indigènes, elles s’emparent en août et en septembre, des fossés, des champs, des tourbières, des bords de route et même des jardins si on a eu le bonheur de les laisser vivre sans les considérer comme des mauvaises herbes. Les Européens les cultivent pour leur beauté alors qu’ici, nous nous en débarrassons ou les admirons à peine.

Plus fluides que les fougères, elles ont la souplesse des graminées, la malléabilité et l’aisance des plantes qui aiment se laisser caresser par le vent. Elles s’offrent avec grâce aux abeilles qui raffolent de leur nectar. Leur beauté tout en danse, au moindre souffle, ressemble à un ballet où la souplesse de leurs épis jaune d’or pourrait se comparer à une danseuse tournant doucement sur elle-même, suivant avec harmonie la musique d’un vent parfois imperceptible pour nous.



Leur jaune si vif est un peu notre dernière lumière issue de la terre avant l’automne. Certains prétendent que cette fleur est le symbole du bonheur et le dernier trésor estival que la nature nous offre. Il n’est donc pas étonnant que cette fleur soit l’emblème des états américains du Kentucky et du Nebraska.

Il nous faudrait donc, nous aussi, considérer cette plante indigène avec tout le respect qu’elle mérite. Elle nous quittera bientôt alors que les feuilles des arbres nous offriront plusieurs autres symphonies de couleurs. Trésors indigènes, nous savons qu’elles nous reviendront pour ensoleiller encore la fin de nos étés!

mpariseau@journal-le-sentier.ca

Photo: Courtoisie




Valérie DesjardinsDre Valérie Desjardins,

L’acarien d’automne

Nommée poétiquement « l’aoûtat » ou dans son nom latin thrombicula autumnalis, ce petit acarien vous interpellera par son unique carapace rouge. Petit vampire rougeâtre, il se voit à l’œil nu car il mesure trois millimètres environ. Presque mignon, vous ne trouvez pas?

En fait non, ce petit acarien n’a rien d’attachant, hormis peut-être sa solide prise pour nous dévorer! En effet, il est à l’origine de dermatites prurigineuses sérieuses chez nos animaux de compagnie et chez l’humain à partir du mois d’août. Son cycle de vie débute à l’été, mais ce n’est qu’à partir de l’automne que le petit œuf présent dans l’environnement va éclore et amener la larve à rechercher avidement des hôtes de petite taille (rongeur) pour se nourrir. Elle passera quelques semaines sur cet animal et ensuite, elle le quittera pour évoluer dans son cycle. De petite larve, elle deviendra un acarien qui pourra ensuite atteindre et gêner vos animaux domestiques.

L’infestation se déroule donc à l’extérieur. Cet acarien est sensible aux divers stimuli (température, vibration, lumière) pour s’activer. Les signes cliniques incluent un état de démangeaisons sévère, comparable à une urticaire allergique 24 heures après le contact. Les piqûres laissent de petits points rouges sur la peau. Dans les heures qui suivent, une petite auréole pâle se formera et pourra contenir du pus. Les animaux, ne se protégeant pas, se gratteront jusqu’au sang, le poil tombera et des surinfections secondaires pourront se produire. Quelquefois, des états de fièvre sont rapportés. Il n’est pas rare d’en retrouver dans les selles de votre animal. En effet, ce dernier se sera tellement mordillé qu’il pourra les avaler et nous les retrouverons décédées dans ses matières fécales.

Les démangeaisons peuvent se calmer avec des crèmes anti-inflammatoires ou la prise d’antihistaminiques et de corticostéroïdes. Des antibiotiques sont régulièrement prescrits de manière préventive pour éviter les surinfections. Bien évidemment, les animaux se doivent d’être vermifugés correctement et des répulsifs topiques sont souvent utilisés. Si votre animal est déjà sur une prévention contre les puces et les tiques, ces produits sont efficaces pour prévenir une infestation. Toutefois, gardez en tête que l’humain également peut y être sensible. La prévention est donc de mise.

www.hopitalveterinaire.com




Sarah BinetteSarah Binette

Un sac à dos ajusté pour une rentrée en beauté



Le magasinage de la rentrée commence bientôt et donc, pour certains, l’achat d’un nouveau sac à dos s’impose. La sélection des jeunes se fait souvent par le dessin ou la marque et le sac est rarement bien ajusté. Il est possible de choisir un sac à dos à la mode, confortable et sécuritaire à la fois pour éviter des problèmes de dos, cou, tête ou épaules. Voici quelques trucs provenant de l’association des chiropraticiens du Québec pour vous aider dans vos achats.

Comment choisir le bon sac à dos?
• Le sac est composé de matériel résistant, mais léger
• Les bretelles ont idéalement deux pouces de large, elles sont rembourrées et ajustables
• Des ceintures sont prévues à la hauteur des hanches et du torse
• Le derrière du sac est rembourré pour un meilleur confort
• Plusieurs pochettes et compartiments facilitent la répartition du poids du sac
• Le dessus du sac ne doit pas dépasser le haut des épaules de l’enfant
• Le fond du sac ne doit pas être plus bas que les hanches (non appuyé sur les fesses)

Comment ajuster le sac à dos?
• Ajuster de façon à ce qu’une main puisse se glisser entre le sac et le dos
• Ajuster confortablement pour ne pas être serré sous les bras
• Ajuster également la ceinture de taille, qui doit être bien appuyée sur les hanches


Le poids total d’un sac rempli ne devrait pas dépasser 10 % du poids de l’enfant qui fréquente l’école primaire, 15 % pour les élèves du secondaire.

chiropratiquelafontaine.wordpress.com