Chroniques

Jean-Pierre FabienJean-Pierre Fabien

Promenade d’automne



« C’est ainsi que nous marchons comme les pèlerins qui vont en terre sainte, jusqu’au jour où le soleil brillera encore plus que jamais, illuminant peut-être nos cœurs et nos esprits, déversant sur toutes nos vies une clarté qui nous réveillera, aussi chaude, aussi sereine, aussi dorée que celle qu’on voit sur la berge d’une rivière en automne ». Henry David Thoreau


Le ciel bleu d’automne éclairé par un soleil incliné offre toute une palette de couleurs au passant et au promeneur. Marcher en automne, c’est un peu comme apprivoiser la nature. L’air vivifiant nous saisit quelque peu, mais nos pas finissent par nous réchauffer.


Couvert foliaire qui se disperse
Lorsque les premières journées de novembre sont arrivées, les arbres feuillus n’ont plus le même aspect qu’au début de l’automne. Dégarnies d’une bonne partie de leur couvert foliaire, les branches laissent alors passer la lumière illuminant le sous-bois et les alentours des lacs, des cours d’eau. Les chênes et les hêtres, tenaces, conservent leurs feuilles cuivrées plus longtemps. Quelques érables, abrités par d’autres arbres alentour, ont su garder leurs feuilles sinuées, teintées de jaune, d’orangé.

Conifères résistants
Quand toutes les feuilles se retrouveront sur le sol pour former un épais tapis, il ne restera que les conifères qui continueront d’arborer leurs feuilles vertes en aiguilles pouvant demeurer sur les branches à cause de leur petitesse, même par grand froid. Ne restera que le majestueux mélèze, notre unique arbre résineux qui perdra ses feuilles en aiguilles à la fin de novembre. Mais avant, ses aiguilles, douces et molles, deviendront jaunes puis dorées, un spectacle qui vaut son pesant d’or sur un fond de ciel bleu.

Au mitan de l’automne
Prendre le temps de marcher au mitan de l’automne, c’est observer la nature qui s’adapte à l’approche des journées de gel, de neige et de vent polaire qui viendront tôt ou tard, qu’on le veuille ou non. Depuis plusieurs semaines déjà, on peut voir les tamias, les écureuils et certains autres rongeurs s’activer dans le but d’accumuler des réserves. Ce fut une très bonne année de production de graines dans la nature. En effet, les conifères ont produit énormément de cônes, les hêtres beaucoup de faînes, les chênes de nombreux glands et les érables, une quantité incroyable de disamares. Comme cette production massive de graines suit des cycles qui varient en fonction des espèces, cela nous permettra sans doute de voir des oiseaux plutôt rares dans nos régions lorsque l’hiver sera à nos portes. Des espèces aux mouvements aléatoires comme les becs-croisés, les durbecs et les gros-becs pourraient peut-être s’approcher de nos jardins, de nos terrains boisés dans quelques semaines à cause de cette abondance de nourriture. Il faudra garder l’œil ouvert.

Apprendre de la nature
La nature a toujours quelque chose à nous apprendre. Les saisons sont là pour en témoigner. L’automne a été merveilleux. Il a été très doux. Restons attentifs aux secrets qui se révèlent à nous lors d’une promenade en forêt ou sur le bord d’un cours d’eau. Nous reviendrons chez nous grandis et de meilleure humeur.

jpfabien@journal-le-sentier.ca

Aquarelle: Diane Coüet




Monique PariseauMonique Pariseau

Il était une fois la perle



Le dictionnaire Robert définit la perle comme une « concrétion dure et brillante, précieuse, le plus souvent sphérique, formée de couches concentriques de nacre (…) pour enrober et isoler un corps étranger ». On prétend que certains êtres sont de véritables perles par leurs qualités, leurs compétences ou leurs grands mérites. Mais existent pour moi d’autres perles.

Elles sont reliées à la résilience, au pouvoir de transformer les atrocités d’un passé trop malaisé en véritable bijou! Avoir la volonté ou la capacité de métamorphoser ces aléas venus de l’enfance en les recouvrant, peu à peu et très doucement d’une couche de bonté m’émerveille. Développer la sensibilité de rechercher les êtres qui nous permettent de fabriquer en nous cette nacre qui nous protégera m’étonne et me rassure.

J’aime ces êtres au passé trafiqué par des méchancetés qui ont pourtant l’immense capacité de sécréter au fil des temps une protection qui leur permet de traverser leur vie en véritable perle de sagesse et de bonté. J’aimerais que tous ceux et celles qui ont souffert dans le passé aient cette prodigieuse faculté de recouvrir d’une couche de nacre ce qui les a blessés. Ce sont pour moi les véritables perles de notre humanité!

mpariseau@journal-le-sentier.ca

Photo: Courtoisie




Valérie DesjardinsDre Valérie Desjardins,

Quoi faire de ses poules urbaines durant l’hiver ?


La mode est à la possession de quelques petites poules à la maison pour notre pur bonheur. Ce courant croît en popularité et il n’est plus rare de connaître un voisin qui héberge ces petits volatiles fort sympathiques. Elles sont mignonnes, rustiques et apaisantes…, mais l’hiver cognant à nos portes, elles nous occasionnent un nouveau stress. Qu’allons-nous faire d’elles à -25 degrés Celsius ?

En cherchant sur le net, il est facile de dénicher de jolis poulaillers bâtis sur mesure, charmants et campagnards. Toutefois, ne vous laissez pas berner. Ils ne sont pas équipés pour maintenir vos poules en vie durant la saison froide. Considérez-les comme une petite maison d’été qu’elles pourront partager lorsque la température sera clémente. Et encore, plusieurs de ces maisonnettes ne possèdent pas les caractéristiques adéquates pour répondre aux besoins environnementaux de vos pensionnaires et inévitablement, vous aurez à gérer la prolifération de pathogènes et de maladies physiques et comportementales.
Il est primordial de s’y prendre d’avance afin de construire un poulailler sur mesure, sécuritaire, hygiénique et durable.
Le premier argument à considérer est une ventilation adéquate afin d’éviter l’accumulation d’humidité et de moisissures/champignons. La température sera plus facile à gérer également si l’air voyage bien à travers la bâtisse. Munissez votre bâtiment de fenêtres afin de les ouvrir par temps invitant.


L’électricité doit se rendre à votre bâtiment pour contrôler la température et éviter le gel. L’eau de boisson doit rester à l’état liquide. Il est considéré négligent et cruel de laisser les oiseaux boire de la neige ou de la glace. De plus, l’hiver n’est pas assez ensoleillé pour maintenir adéquatement une ponte régulière. Vos oiseaux ont besoin de lumière artificielle. Une isolation de base est nécessaire pour éviter les courants d’air et faciliter la thermorégulation de vos poules. N’oubliez pas de l’étendre à tout le bâtiment, incluant le couvoir. Une poule peut être à l’aise jusqu’à -10 degrés environ. La règle est d’éviter les extrêmes de température (valide aussi pour les canicules). Une litière très confortable et absorbante est souhaitable (ripe, copeaux, paille) et doit être changée souvent pour éviter les odeurs d’ammoniaque.

Le poulailler devrait être muni d’un auvent extérieur ou un petit toit afin d’éviter l’accumulation de neige trop près de la porte. Idéalement, votre poulailler devrait être surélevé pour le protéger de l’humidité du sol et des prédateurs terrestres, protégé d’une clôture qui rentre dans le sol et même d’une moustiquaire au plafond. N’oubliez pas que certains prédateurs creusent, d’autres escaladent les parois et certains volent… oui oui, nous avons des oiseaux de proie au Québec qui mangent les poussins!

Et finalement, déterminer le bon ratio de poules par aire habitable. En général, nous parlons de maximum 3-5 poules/m2 ou 7-8 petits gabarits (cailles)/m2. Une poule ne devrait jamais être seule pour son équilibre mental et physique.

www.hopitalveterinaire.com




Sarah BinetteSarah Binette

Bien choisir son matelas et son oreiller pour bien dormir



Le manque de luminosité commence à se faire sentir et le besoin accru de sommeil s’en suit. Combattre la dépression saisonnière lorsqu’on a mal dormi est d’autant plus difficile. Rentabilisez vos heures de sommeil avec un bon matelas et un oreiller adapté à votre position de sommeil.

La position de sommeil optimale pour conserver une colonne vertébrale bien droite est sur le dos. Par contre, plusieurs personnes trouvent un meilleur confort à dormir sur le côté, qui est une position dans laquelle il est possible de garder la colonne droite avec le bon matelas et le bon oreiller. La position de sommeil sur le ventre est à éviter puisqu’il n’est habituellement pas possible de garder le cou bien aligné sans tourner la tête.
Le choix de la fermeté de votre matelas se fait surtout selon votre poids. Vous devriez opter pour un matelas assez ferme pour soutenir les courbes de votre dos, mais assez mou pour que vos fesses ou vos épaules puissent s’y enfoncer. Une personne de plus grand poids devrait avoir un matelas plus ferme qu’une personne avec un poids moindre. L’essai du matelas en magasin est alors primordial avant l’achat.


Le choix de l’oreiller se fait selon que vous dormiez sur le dos ou sur le côté. Sur le dos, l’oreiller devrait être assez mince et assez mou pour que la tête ne soit pas trop fléchie vers l’avant et pour qu’elle puisse s’enfoncer de manière à ce que l’oreiller supporte la courbe naturelle du cou. Sur le côté, on doit plutôt opter pour un oreiller de la même épaisseur que la largeur d’une épaule pour que la tête reste bien alignée avec le reste du corps.

chiropratiquelafontaine.wordpress.com




Marie-Hélène Lessard

Alimentation durant l’automne


En cette période d’automne, nos habitudes de vie et alimentaires sont souvent chamboulées selon plusieurs facteurs. Autrefois, le mode de vie rural et la restriction des denrées obligeaient les gens à limiter leur choix alimentaire. Dû au froid intense, on valorisait de manger un peu plus pour développer une couche de gras corporel qui servait d’isolant. Les ragoûts, les plats en sauce, riches en gras étaient donc au menu. Ces traces alimentaires sont encore très ancrées dans nos habitudes culinaires. Elles sont même plutôt réconfortantes physiquement et moralement. Quoi de meilleur qu’une bonne soupe chaude ou qu’un pot-au-feu que nos grands-parents nous servaient!


Besoin de manger différemment à l’automne ??
Au point de vue nutritionnel, notre corps aura besoin des mêmes nutriments que durant les autres saisons. On peut les combler avec une alimentation diversifiée contenant des légumes et fruits de la saison, des produits à grains entiers, de la viande ou ses substituts.

Besoin de manger plus ??
Notre façon de vivre a changé depuis les dernières années. Nous avons maintenant des maisons isolées et un mode de vie plus casanier que nos ancêtres. Il faudra donc ajuster nos apports alimentaires en fonction de nos réels besoins énergétiques plutôt que nos besoins sociaux. Comment? En étant plutôt à l’écoute de notre faim « physique » plutôt que notre faim « sociale » et notre satiété. La satiété est un terme utilisé pour déterminer la sensation lorsque nous n’avons plus faim et non celui lorsque nous sommes « bourrés ». Je vous invite donc à prendre conscience de plusieurs facteurs pouvant influencer vos besoins énergétiques. Bougez-vous plus ou moins? Grignotez-vous plus en écoutant vos émissions de sports ou téléromans? Avez-vous plus de soupers copieux? Mangez-vous plus quand il fait froid ou par ennui?

Besoin de vitamines ??
Voilà une perception erronée qu’à l’automne, nous avons besoin d’un supplément de vitamines. Avec une alimentation variée, vous pouvez facilement combler vos besoins en vitamines et minéraux qui aideront à renforcer votre système immunitaire. Les récoltes d’automne débordent de légumes et fruits riches en vitamines A, C, K, et d’antioxydants comme les familles des courges, des choux, les pommes, les canneberges, les carottes, les betteraves, les navets et les pommes de terre. Mettez de la couleur d’automne dans vos assiettes à prix modique. Faites-vous des réserves sous forme de soupes ou compotes et congelez-en pour en profiter pendant l’hiver.
La vitamine D est cependant déficiente dans notre alimentation, surtout durant les mois d’hiver dû au manque de soleil. On suggère donc souvent un supplément de vitamine D dès le début de l’automne. Une nutritionniste pourra vous guider dans vos besoins spécifiques. Le manque de lumière est également un facteur important qui peut jouer sur votre énergie et votre humeur. Je vous invite donc à profiter des belles journées d’automne pour aller jouer dehors et faire le plein de lumière. Bon début d’automne!


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